vendredi 14 décembre 2012

Kerstmarkt, le marché de Noël vu par Anton Pieck


Gnomes chantant Noël (détail)


Noël approchant à grands pas, voici les emplettes de fin d'année vues par Anton Franciscus Pieck, illustre peintre et illustrateur hollandais ayant vécu au vingtième siècle.




Pour les personnes intéressées, une petite biographie de l'artiste se trouve à la fin de ce billet.




L'univers d'Anton Pieck est peuplé de personnages d'un autre temps que l'artiste fait évoluer entre son époque et celle des chaises à porteur, en passant par celle du grand-bi.




Le succès remporté par l'œuvre d'Anton Pieck provient de l'atmosphère heureuse dans laquelle baigne toutes ses images. Pieck disait « je peins ce que je vois quand je ferme les yeux ». Autrement dit, il représentait le monde de ses rêves.




C'est le passé, en particulier celui du dix-neuvième siècle anglais, qui a le plus inspiré Anton Pieck. À cette époque, en Hollande comme en Angleterre, au moment de Noël les petites chorales accompagnées d'un ou deux musiciens qui parcourent les rues en chantant des cantiques étaient de tradition.




Autre tradition du temps de Noël, au Pays-Bas comme dans toute l'Europe du nord, l'oie rôtie sur la table du réveillon. Anton Pieck a beaucoup représentées les oies dans ses Kerstmarkten.

Les unes sont encore vivantes, en cage sur le marché...




...pendant que d'autres pendent occises et le corps ballotant au rythme des pas de leur acquéreur...




...et que des volailles se balancent sur une chaise à porteurs :




L'image ci-dessus est sans aucun doute une caricature de la bourgeoisie britannique que Pieck a pu observer tout à loisir lorsqu'il séjournait chez sa fille Elsa mariée à un anglais.





Comparée à la chaise à porteurs, pour transporter les emplettes de Noël, l'automobile est plus pratique et surtout plus rapide. On peut même y caser le sapin. Sans oublier l'oie !




Hélas ! tout le monde n'a pas les moyens de s'offrir une automobile pour transporter tous ses achats... et ses oies !




Lorsqu'il y a de la neige, le traineau attelé offre sans doute moins d'espace que l'automobile, mais il y a bien une petite place pour l'oie. Et quel plaisir de filer ainsi sans bruit et sans fumée !




Dans les cuisines du château de la Belle, tout le monde vient de s'endormir d'un profond sommeil. Pour l'oie suspendue au plafond cette longue sieste sera hélas la dernière.




Les gâteaux et les bonbons seront aussi présents sur la table tout au long de la période de Noël, pour le plus grand plaisir des enfants... et des gourmands. Toute illuminée par des bougies disposées sur son sapin, la vitrine du pâtissier confiseur fascine l'enfant qui la contemple avec envie.




Sur l'étalage du fruitier, les belles oranges, elles aussi, tentent les petits enfants...




...tout comme les gâteaux et brioches de la boulangerie-pâtisserie.




Après les victuailles, il ne faut surtout pas oublier d'acheter le sapin !




Grand ou petit, peu importe la taille du sapin, pourvu qu'il soit bien décoré et illuminé.




Aux Pays-Bas, ce n'est pas le Père Noël qui apporte des jouets aux enfants, c'est Sinterklass (Saint-Nicolas) qui se charge de la distribution dans la nuit du 5 novembre, monté sur son cheval et accompagné de Zwarte Piet, son serviteur noir.




Selon les statistiques actuelles, un tiers de la population néerlandaise serait catholique. Il en était sans doute de même au vingtième siècle et Anton Pieck semble avoir représenté ci-dessus des fidèles se rendant à la cathédrale. Peut-être pour la messe de minuit, vu que l'enfant tient une lanterne.





Pour terminer ce billet, voici comme promis un résumé de la vie d'Anton Pieck :

Anton Pieck et son frère jumeau Henry sont nés le 19 Avril 1895 au Helder, en Hollande-Septentrionale. Leur don pour le dessin se manifeste très tôt. Bien que les finances de leur famille soient limitées, dès six ans Anton et Henry prennent des cours de dessin auprès du  peintre Johannes Baptist Mulders, le soir après la classe.

En 1906, le père ayant pris sa retraite, la famille Pieck déménage pour aller s'installer à La Haye. Anton y poursuit ses cours de dessin à l'institut Bik en Vaandrager. Entre 1915 et 1919, il effectue son service militaire à Amersfoort, une cité moyenâgeuse qui l'enchante et dont il a fait de nombreux dessins.

En 1920, devenu enseignant au Bik en Vaandrager, Anton Pieck s'éprend de Jo van Poelvoorde, une de ses élèves. En prévision de leur mariage, il prend alors un poste de professeur au Kennemer Lyceum qui vient de s'ouvrir à Overveen, tout près de Haarlem. Il y enseignera durant quarante ans, jusqu'à ce qu'il prenne sa retraite à l'âge de soixante cinq ans. Sa sécurité financière ainsi assurée, Anton épouse Jo en 1922. Le couple aura trois enfants Elsa née en 1924, suivie d'Anneke leur seconde fille née en 1925 et d'un fils, Max en 1928.

Toute la carrière de peintre et illustrateur d'Anton Pieck s'est déroulée parallèlement à son métier de professeur d'Art au Kennemer Lyceum. Son style, caractérisé par la nostalgie d'un passé romantique fortement idéalisé, l'a rendu immensément populaire auprès du grand public. En 1951, Pieck a été sollicité pour concevoir une forêt de conte de fées pour l'Efteling, le grand parc d'attactions hollandais alors en construction et qui a ouvert ses portes l'année suivante.

Le 24 Novembre 1987, alors âgé de 92 ans et chevalier de l'Ordre d'Orange-Nassau, récompense octroyée en raison de son travail depuis plus d'un quart de siècle, Anton Pieck quitte ce monde en laissant derrière lui des dizaines de milliers d'images. Des peintures, gravures, gravures sur bois, lithographies, des illustrations de livres et de revues, des ex-libris, des cartes de vœux et des calendriers, ainsi que des dessins de voyages et de nombreux croquis en vrac ; le tout formant une œuvre immense, labeur de toute une vie bien remplie.

source : Anton Pieck, site officiel



Bon marché de Noël et à bientôt



©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2012

45 commentaires :

  1. Les rêves de Pieck donnent une peinture bien proche de la réalité. Il a dû beaucoup observer la vie autour de lui avec de commencer à rêver !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout à fait d'accord, les deux grand-mères conversant près d'une niche illuminée, entre autres. À propos, as-tu remarqué les autres niches ? :)

      Supprimer
  2. Coucou Tilia !
    Alors là, tu me ravis, Anton Pieck j'adoooore ! Il y a une féerie dans ce style, c'est fantastique, il a quelque chose qui me met en joie...je ne sais quoi, mais j'adore ! C'est ravissant, enchanteur, les détails sont fouillés, épluchés, on a envie de sauter dans l'image ! On peut voir des gags en fond, enfin bref, je n'aurais que des éloges à dire sur les illustrations de cet artiste (j'avais fait un billet sur lui il y a 1 ou 2 ans).
    Bisous et joli mois de Décembre...
    Nath.
    Merci Tilia pour ces merveilleuses illustrations de Noël

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu me vois ravie de te ravir, Nathanaëlle :)
      Pour moi, le style d'Anton Pieck est unique en son genre. Comme tu t'y connais beaucoup mieux que moi dans ce domaine, peux-tu me dire si il existait à son époque un artiste auquel on aurait pu le comparer ? moi je ne vois vraiment pas...
      Bisous pluvieux (mais néanmoins tout frais, ici les averses se succèdent !) et excellente semaine de préparatifs en vue de Noël

      Supprimer
  3. C'est Alice au pays des merveilles... Quel bonheur, quelle joie sur tous ces visages ! Une revue encyclopédique; rien n'est oublié; des décors somptueux, des villages de rêve. Ah ! qu'il faisons bon fêter Noël au temps de Pieck !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Toute la magie des Noël de nos grands-parents
      mise en images par un artiste de grand talent

      Supprimer
  4. De lui, je ne connaissais que le tableau représentant le petit garçon à l'écharpe rouge qui regarde avec envie la vitrine de Noël...
    Merci encore pour ce somptueux billet Tilia.
    Je te souhaite une très bonne fin de semaine !
    Bises en lumière

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le petit garçon qui regarde la vitrine, je l'ai pris pour une petite fille ! et j'ai beau savoir qu'il y a peu de chances qu'une fille porte des pantalons dans ce genre d'image, ça ne fait rien, j'y vois toujours une petite fille !
      Peut-être parce que je me suis imaginée à sa place...
      Ou alors, c'est le même genre de phénomène qu'avec la jeune femme et la vieille sorcière : une fois que l'on a vu l'une, il est difficile de voir l'autre, le cerveau revenant toujours à la première impression...
      Bises chaleureuses et bon dimanche, Enitram

      Supprimer
  5. joli billet..mes livres d'enfant ressemblaient à ça..
    pas d'oie, mais du pain noir avec des figues,des poires sèches , noix et noisettes, et des croissants à la vanille et étoiles à la cannelle.. l'orange était trop rare..!
    je fais mon dernier marché dans un village typique de gruyère.. sous des halles couvertes ... un peu cette ambiance...
    bonne fin de semaine!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Des croissants à la vanille ? miam ! ça doit être rudement bon. Sans doute s'agit-il des kipferls dont on trouve maintes recettes sur la toile ? un comble, pour moi qui ai des ancêtre alsaciens, de ne pas connaître ces gâteaux de Noël !!
      Ma mère (lorraine de naissance, avignonnaise par la force des choses) faisait des oreillettes et aussi des navettes provençales à la fleur d'oranger.
      Merci pour la découverte des croissants à la vanille et bon dimanche, Elfi

      Supprimer
    2. tu trouves sous' vanillekipferl' et images google...un orgie d'images et de recettes... biz

      Supprimer
  6. Tu fais un travail exceptionnel, si rare dans la blogosphère. Je suis particulièrement sensible à l'univers de cet artiste. Chaque illustration est une petite merveille. Je me revois, enfant, rêver devant ces images que l'on trouvait dans certains livres de lecture et qui suffisaient à notre bonheur. Il est vrai que le monde sortait de la guerre. Il était gris et il fallait l'enchanter. Nous n'étions pas encore noyés d'images comme aujourd'hui. Très certainement que ces illustrateurs m'ont amenés progressivement à m'orienter vers une vie artistique. Beaucoup d'émotions me traversent en lisant cette page sortie de ton grenier magique.
    Je t'en remercie.Je te souhaite, chère Tillia, de passer de belles fêtes de fin d'année.
    Je t'embrasse amicalement.

    Roger

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Cher Roger, je pourrais en dire autant de ce que tu fais en plein air et sur ton blog ! C'est tout aussi exceptionnel, et même + car cela demande + d'efforts.
      Tes souvenirs résonnent pour moi d'une manière étrangement familière. Mon époux est de ton âge et il lisait beaucoup étant gamin (il lit toujours autant, d'ailleurs). Cependant, bien que pêcheur et chasseur de champignons, il n'a pas développé ce don que tu as de communier activement avec la nature et de faire partager tes réalisations. Comme quoi, la petite graine du Land Art était sans doute en toi dès le départ, ce qui n'est pas donné à tout le monde.
      Bises en retour et bonne fin d'année à toi aussi
      Amitiés

      Supprimer
  7. C'est un billet "enchanteresque" comme l'univers qui en découle. Un artiste aimé par nombreux par ses peintures réalistes pas besoin de déchiffrer le pourquoi du comment, ce sont des tableaux parlants et en plus réjouissants.
    Comme d'habitude un enchainement captivant accompagne le lecteur du début jusqu'à la fin.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "enchanteresque" dis-tu... Tu as bien raison d'employer ce qualificatif extraordinaire pour un artiste qui l'est tout autant. Et c'est mieux qu'abracadabrantesque, en tout cas, plus facile à dire :)

      Supprimer
  8. Encore un billet parfaitement illustré et complet, je ne connaissais que "la chorale"...une belle découverte et j'ai été surprise par la biographie, je pensais cet illustrateur enchanteur beaucoup plus ancien !
    (dans la chaise à porteur des oies certes...mais aussi une belle dinde !)
    bonne soirée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bravo Josette, pour la dinde anglaise ! c'est bien vu :)
      Bises et bon dimanche

      Supprimer
  9. Merci Tilia...

    J'ai parcouru votre billet après avoir rédigé le mien pour la photo de la semaine, et vous comprendrez que cela m'a fait le plus grand bien de voir ces illustrations provenant du monde des rêves de monsieur Pieck après les images télévisuelles en provenance des États-Unis que ce 14 décembre nous a réservées...

    Heureusement que vous êtes là!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour votre appréciation positive. C'est une toute petite dose d'antidote pour un bien grand malheur. J'ai dit dans les commentaires de votre dernier billet ce que je pense de la folie qui s'est emparée de notre monde.
      Bon courage, Marie-Josée et merci de votre aimable visite.



      Supprimer
  10. MAGIQUE... !
    En revanche, va falloir sortir la loupe pour pouvoir la vie de ce peintre talentueux... Ah ! En grossissant à 175 %, ça devient mieux !

    Ces tableaux donnent le tournis. Je pense qu'il faut beaucoup de temps pour s'imprégner de tous les détails qui foisonnent : tout y est. La boulangerie ne manque pas d'admirateurs : deux tableaux pour elle toute seule !
    Beaucoup de traîneaux attelés aussi... et la neige toujours là en ces temps d'hiver (il est vrai qu'à l'époque, les hivers étaient plus rigoureux que maintenant).

    Je me demande une chose : ces tableaux sont-ils réalisés en aquarelle ou autre chose ? Le sais-tu ?

    Allez, j'y retrourne !

    Biseeeeeeeeeeeeeees de Christineeeeeeeeeeeee

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ton enthousiasme, Christineeeee, mais toutes les boutiques dessinées par Anton Pieck sont loin d'être représentées ici. Je me suis bornée à publier celles qui se rapportent à Noël. Je montrerai sans doute les autres un autre jour.
      On trouve beaucoup de reproductions d'images de Pieck sur internet, mais peu d'informations. Néanmoins, la plupart sont des gravures dont l'image initiale est une aquarelle rehaussée de crayon. Ce qui n'exclut pas des peintures à l'huile de la main de cet artiste, mais ce n'est pas le cas ici.
      Pour le texte trop petit, j'ai agrandi la police :)
      Biseeeeeees et bon dimanche, Christineeeee

      Supprimer
  11. Magnifique billet sur cet artiste bouillonnant de vie. Chaque scène est un trésor, il y en a à tous les endroits et tant de vie. Des dessins animés, on entend les chiens aboyer, les carrioles passer, les pas sur la neige etc... Ca semble si vivant et si peu proche de la réalité!
    Merci encore, Tilia

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et les pauvres oies en cage sur le marché, les avez-vous entendues criailler, Chri ? Plus agréables à l'oreille sont les chants de la chorale de rue !
      Pour vous spécialement, un chant de Noël des Pays-Bas (peut-être pas très traditionnel !...) en vous souhaitant un heureux Noël auprès de votre petit-fils.

      Supprimer
  12. Merci pour ce beau post, Tilia.
    Je découvre cet artiste avec un réal bonheur d'autant qu'il nous plonge dans l'atmosphère de Noël. J'aime beaucoup son style et j'ai une préférence pour le tableau du petit garçon qui regarde la vitrine.
    Je vais rôtir une oie de la basse cour de ma belle-soeur. J'aime bien l'oie, c'est ben meilleur et moins sec que la dinde. Mon Papa nous faisait une excellente dinde farcie, avec une bonne farce qui donnait du goût à la chair et à la sauce.
    Je repasserai me régaler les yeux.
    Bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L'oie rôtie est un régal.
      L'oie de Louis aussi :))
      Bises et bonne semaine de préparation à Noël

      Supprimer
  13. Merci, j'ai bien aimé et apprécié ton "livret" sur les Noël.

    Magnifique travail. Beau samedi avec bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour le compliment, j'aime quand les gens aiment :)

      Bises et bonne semaine, pour toi et la dame de ton cœur

      Supprimer
  14. Je suis revenue regarder les images tellement elles foisonnent sur ton billet et je me régale à chacune d'elles !
    Merci encore !
    Bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci à toi pour ta fidélité au grenier.
      Les images de monsieur Pieck, c'est comme tes photos, on ne s'en lasse pas.
      Bises ravies

      Supprimer
  15. Une douce émotion en regardant tes images de ce peintre illustrateur inconnu pour moi , si ce n'est les cartes postales d'un vieil album de famille que ma Gand'mère me permettait d'ouvrir étant enfant Que sont -elles devenues? oh!! j'enrage !! c'était sûrement de lui ou d'imitateurs du genre
    Merci mille fois pour ce souvenir je vais chercher quand même si je retrouve des rescapées

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comme Jeandler l'a fait remarquer plus haut, les images d'Anton Pieck ont un côté documentaire. Les moyens de transport du passé, par exemple, y sont particulièrement bien représentés.
      Les cartes postales de l'album de ta grand-mère avait sans doute ce caractère instructif, si enrichissant pour l'esprit des enfants.

      Supprimer
  16. Merci Tilia de ces magnifiques images de Noël. Tu nous surprendras toujours avec tes découvertes. Bonne semaine

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui Alba, je m'efforce de trouver des sujets intéressants hors des sentiers battus :)
      Bises et bonne semaine à toi aussi.

      Supprimer
  17. on se croirait chez Dickens ou Andersen, c'est magnifique. Merci beaucoup.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Coucou Mère Castor ! Bienvenue au grenier.

      Supprimer
  18. Quel bonheur que ce billet qui nous plonge dans un joli monde ou la nourriture les victuailles et en particuliers ces oies -qui donnent envie de ressortir le jeu de l'oie-, les moyens de locomotion, les fetes, les passe-temps exterieurs, les moyens de locomotion... trouvent tous leur place dans un monde meilleur que celui dans lequel l'artiste a vecu et meilleur que celui dans lequel nous vivons. Mais quelle merveilleuses illustrations, cela vaut un livre sur les genoux de cet Anton Pieck sur les genoux avec un enfant a ses cotes pour continuer a s'emerveiller en commentant de vive voix les details. Quel delice et quelle decouverte meme si j'avais croise dans le passe certaines de ces images.
    Merci de tout coeur de reveiller tous ces plaisirs visuels.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour moi aussi ce fut un plaisir de découvrir l'univers d'Anton Pieck. Un monde de rêve par rapport à celui dans lequel nous vivons actuellement !
      Voici une image illustrant bien ton commentaire. Le titre du livre tenu par le grand-père est écrit en russe, il s'agit d'un conte de Pouchkine.
      Merci de ta visite et bonne fête de Noël, Thérèse

      Supprimer
  19. J'adore cet illustrateur .Ces gravures ont un charme désuet qui m'enchante.Cela me fait un peu penser à La famille Fenouillard de Christophe
    Tu savais qu'il existe un Musée Anton Pieck?
    Je te souhaite une très bonne soirée
    Merci pour cette très jolie page

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah mais c'est bien sûr : j'avais un peu oubliée La famille Fenouillard !
      C'est effectivement dessiné dans le même esprit, mais Christophe croque parfois les visages de manière plus sommaire. Merci à toi de me l'avoir rappelée, je vais relire ces histoires savoureuses :)
      Oui, j'avais déniché le site du musée Pieck et j'ai utilisé quelques éléments de cette page pour mon résumé.
      Merci encore pour Christophe, bonne fin de soirée et à bientôt, Aloïs

      Supprimer
  20. Quel soucis du détail, moi qui aime cela, je peux te dire que j'y ai passé du temps à regarder de très près !
    Tu as remarqué qu'il y a toujours un chien (hormis tout ce que tu nous as signalé)
    J'aime beaucoup le petit bonhomme qui contemple la vitrine du confiseur, tu as vu l'enseigne à l'éléphant, superbe !
    Merci pour le partage, je ne connaissais pas du tout cet illustrateur !
    Je t'embrasse
    Danielle

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Effectivement, les hollandais semblent préférer les chiens aux chats, ils figurent en bien plus grand nombre dans leurs tableaux. Ils les admettaient même dans les églises. C'est un des sujets qui dorment dans les cartons de mon grenier, en attendant que je trouve l'occasion de le publier.
      Tu as raison pour l'enfant devant la vitrine, c'est un petit garçon. Mais j'y vois quand même une petite fille ! Bon, je vais aller arranger ça :)
      Bisous et bonne fin de semaine, Danielle

      Supprimer
  21. Un billet plein de joyeuse agitation ! Que de préparatifs affairés, des lutins pères Noël qui vont danser la gigue toute la nuit et de bonnes ripailles en perspective... Je te souhaite un réveillon réussi !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La préparation de Noël n'est pas de tout repos. Je suis allée vendredi midi faire des achats de cadeaux à La Défense. Le soir en rentrant, j'étais morte de fatigue !

      Belle et douce fête de Noël auprès des tiens, Cheminezenlair (pour moi le réveillon sera simple et en tête à tête avec mon époux)

      Supprimer