dimanche 27 juillet 2014

Yerres 1 - Le potager Caillebotte


Contrairement à ce que j'avais annoncé à la fin de l'avant-dernier billet, celui-ci ne sera pas consacré aux jardins de Monet. Pour une raison que je ne vous dévoilerai pas tout de suite, les deux épisodes Caillebotte de ma visite à Yerres viennent s'intercaler.

Rien d'illogique à cela, puisque Gustave Caillebotte et Claude Monet avaient en commun leur passion pour la peinture et pour l'horticulture. Et les jardins de Monet feront bel et bien l'objet d'un futur billet dans mon grenier.


L'entrée de la propriété Caillebotte à Yerres
(crédit photo et article sur l'exposition)


Le but de ce présent billet est de vous faire partager ma journée du dimanche 20 juillet 2014.

Cela risque d'être assez long.
Certains épisodes méritaient une photo, mais j'ai négligé de mettre en boîte des images dont je ne voyais pas l'intérêt sur le coup, ne prévoyant pas alors de faire le compte rendu complet de ma visite à Yerres...




L'exposition "Caillebotte à Yerres", il y avait longtemps que je l'avais notée dans les marque-pages de mon navigateur. Et puis... l'eau a coulé sous les ponts, de Yerres et d'ailleurs...




Je n'y pensais plus guère lorsque deux blogs, parmi ceux que je visite, en ont fait un compte rendu, impeccablement détaillé chez Peter et merveilleusement illustré chez Enitram.

C'est le billet d'Enitram qui m'a décidée à faire le voyage pour aller voir in extremis l'exposition "Caillebotte à Yerres", ainsi que le potager du peintre.



Le Mur du Jardin Potager, Yerres
Gustave Caillebotte - 1877
collection privée



Après quelques jours de canicule, la météo annonçait des orages sur l'Île-de-France. Ils étaient prévus pour le samedi soir. Mais ce n'est que le dimanche matin de très bonheur (vers 5h45) que l'un d'eux nous a réveillés en déversant des baquets d'eau et des marmites de grêlons rebondissant contre les volets.

Vers 9 heures, lorsque nous sommes partis de chez nous, le ciel était laiteux avec tendance à l'éclaircie. La journée s'annonçait bien, pas de soleil caniculaire et une température tempérée, l'idéal pour moi !






Arrivés à Yerres peu avant 10 heures, pile pour l'ouverture de l'expo, je m'attendais à une file pour prendre les billets, mais pas au point de ne pouvoir passer la porte d'entrée et de patienter sur le trottoir. Cinq minutes plus tard, nous franchissons enfin la porte très étroite de la propriété tout en suivant la file d'attente.

Sur le tableau ci-dessous, cette porte est encadrée par des pots d'orangers.


Yerres : de l'Exèdre, le porche de la demeure familiale
Gustave Caillebotte - 1875
collection privée



Une fois tourné le coin du pavillon d'entrée, nous voyons avec stupeur que la file ssssserpente en boucles serrées dans la cour de la Ferme Ornée, le bâtiment dans lequel se tient l'exposition.



Yerres : la Ferme Ornée, la volière
Gustave Caillebotte - 1878
collection privée


Renseignement pris, l'attente est estimée à 90 minutes.
Hors de question pour mon époux (qui se déplace avec un canne) et moi (souffrant des talons) de piétiner dans la file d'attente de l'expo durant une heure et demi !

Estimant que d'ici dix-sept heures (dernier délai pour entrer voir l'expo) la file se sera dissipée, nous allons commencer notre visite par la Propriété Caillebotte, avec son parc à l'anglaise, ses fabriques de jardin et surtout, le potager de Gustave Caillebotte.


L'entrée de la propriété Caillebotte
vue depuis le bassin situé devant le Casin



Le Casin


Le Casin, dont le nom d'origine italienne désigne une maison de campagne, était la demeure de villégiature de la famille Caillebotte.


Le Casin, détail



La propriété, comprenant le Casin et le parc qui l'entoure, a été acquise par Martial Caillebotte père, en 1860.

Gustave et Martial Caillebotte fils, l'ont  revendue en 1879, peu après le décès de leur mère.


Yerres : les colonnes du Casin
Gustave Caillebotte - 1871
collection privée


Durant la guerre franco-prussienne de 1870, le Casin et le parc de la propriété ont été momentanément occupés par les troupes françaises combattant à proximité.




Yerres : soldats dans le parc
Gustave Caillebotte - 1871
collection privée


Gustave Caillebotte, incorporé dès le début de la guerre dans la garde mobile, a peint par la suite deux tableaux de cet épisode. En les regardant, on se rend compte que le peintre a gardé un mauvais souvenir de l'occupation de sa propriété par des militaires peu respectueux.



L'Orangerie, vue depuis le Casin


Conçue à l'origine pour abriter durant l'hiver les arbres en caisse, orangers ou citronniers, l'Orangerie a servi ces dernières années d'espace d'expositions. Durant celle de Caillebotte à Yerres (qui se tient dans la Ferme Ornée) l'Orangerie tient lieu de sandwicherie et salon de thé.

Nous y viendrons le moment venu. Pour l'instant nous suivons le sentier qui mène au Potager en passant devant le Kiosque et la Glacière.



Le Kiosque et l'entrée de la Glacière


Au XIXe siècle, l'ensemble kiosque-glacière servait à conserver les boissons et aliments au frais durant l'été et il offrait aux visiteurs un belvédère permettant d'admirer la propriété depuis le haut de la butte qui surmonte la profonde cavité de la glacière.


La Glacière, vue en coupe





La Chaumière


Quant à la Chaumière, elle servait simplement de cabane à outils pour abriter le matériel utile aux jardiniers qui cultivaient le Potager et entretenaient les massifs de fleurs et plates-bandes du parc.



L'entrée du Potager






Il était dix heures et demi lorsque j'ai photographié la porte du potager Caillebotte et, au vu des heures d'ouverture affichées dessus, nous n'avions plus qu'à rebrousser chemin.








Alors que nous faisons demi-tour, une voiturette électrique arrive sur le chemin et la dame qui en descend, une des responsables de la propriété venue là pour y déposer du matériel, nous confirme que la visite du potager n'est prévue qu'à partir de 14h30.

Cependant, très aimablement, elle passe un coup de fil pour savoir si éventuellement il y aurait possibilité d'ouvrir le potager avant l'après-midi, mais elle n'arrive pas à joindre la personne concernée. Pas grave, nous allons poursuivre la visite du parc.



Un bébé, un arbre


Un peu plus loin, mon attention est attirée par des numéros sur les arbres et un panneau d'information.

À Yerres, l'opération Un bébé, un arbre a pour but de réparer les dégâts causés dans les espaces verts de la ville par la tempête de 1999. Depuis 2001, les nouveaux-nés yerrois deviennent, sur demande de leurs parents, les parrains d’un nouvel arbre. Chaque arbre ainsi planté porte un numéro qui renvoie à la liste des parrains inscrite sur les panneaux répertoriant les arbres d'un même secteur.




L'allée menant au potager Caillebotte


Un petit peu plus loin sur le chemin, la dame rencontrée près du potager passe près de nous dans sa voiturette et s'arrête à notre hauteur pour nous informer qu'exceptionnellement, vu l'affluence des visiteurs en ce dernier jour de l'exposition, le potager est ouvert dès maintenant.

Aussitôt, nous faisons à nouveau demi-tour pour nous y rendre.


L'entrée du potager ouvert



Le panneau d'accueil



La porte du potager vue depuis l'intérieur



Un rappel de la peinture de Caillebotte



Les jardiniers
Gustave Caillebotte - 1875-77
collection privée



Les cloches du potager


Si vous vous intéressez aux détails, vous aurez peut-être remarqué que certaines cloches du tableau de Caillebotte n'ont pas d'embouts, alors que normalement elles en possède un pour permettre de les saisir plus facilement. L'explication se trouve en cliquant ici.



Un angle du potager


Remarquez ci-dessus, contre le mur de droite, l'ancienne pompe qui servait pour l'arrosage du potager.


L'ancienne pompe à eau


Le panneau d'information situé sous la pompe mentionne qu'un petit canal de dérivation de l'Yerres (la rivière qui traverse la ville longe la propriété Caillebotte) arrive derrière le mur du potager, juste à l'endroit où se trouve la pompe.

Au dix-neuvième siècle, les jardiniers faisaient monter l'eau dans le réservoir en tournant la manivelle, ce qui devait être assez fatigant.



Le jardin potager, Yerres
Gustave Caillebotte - 1877
collection privée


Autre moyen d'arrosage du potager à l'époque du tableau ci-dessus, l'utilisation du bassin central destiné à cette usage.

De nos jours, entouré de pots de fleurs, il y un bien un petit bassin au centre de la partie florale du potager. Mais sa margelle est cimentée et, en dehors de l'ornementation, il n'a pas d'autre fonction. On aperçoit un bout de sa margelle à droite de la photo ci-dessous.



La partie fleurie du potager


Les fleurs du potager Caillebotte sont splendides et très diversifiées. J'ai passé pas mal de temps à les admirer. Leur santé, comme celle de toutes les plantes en général, dépend énormément des insectes, des pollinisateurs tout autant que des prédateurs d'insectes néfastes, telle la coccinelle exterminatrice des pucerons.


La Maison des insectes



Non loin de la Maison des insectes, le visiteur découvre un rappel de l'amitié entre Claude Monet et Gustave Caillebotte.


À la table de Monet


C'est à Yerres, en suivant son ami dans les allées du potager de la propriété Caillebotte, que Claude Monet développa son goût pour l'horticulture, notamment pour les capucines, ces fleurs qui fascinaient Gustave Caillebotte au point de les avoir étudiées durant toute une année.



Nasturces
Gustave Caillebotte - 1892
collection privée



Nasturtiums
Gustave Caillebotte - 1892
collection privée


Dernière image avant de quitter le potager Caillebotte, le potimarron, cette délicieuse courge digne de figurer sur la table de Monet, en potage, en purée, ou même en tarte.



Potimarron
Pour lire la fiche : cliquer sur l'image et ensuite clic droit pour "Afficher l'image"




Quand nous quittons le potager, il est onze heures passées. C'est le moment d'aller voir si, comme je l'espère, la file d'attente pour l'exposition a diminué. Grosse déception, ce n'est pas le cas ! Le soleil ayant fini par vaincre les nuages de la matinée, le velum tendu au dessus de la cour, où il y a toujours autant de monde en train de patienter, s'avère très utile. Mais une heure et demi d'attente, même à l'ombre, c'est beaucoup trop pour nous.

Qu'à cela ne tienne, nous nous dirigeons alors vers l'Orangerie, là où nous pourrons déjeuner en attendant que l'affluence diminue.


L'Orangerie où, dès 11h 30, les affamés commencent à affluer


Petit problème, lorsque je demande une quiche au serveur, il m'informe que pour le "chaud" il faut attendre midi.

Alors, en attendant midi, nous allons visiter la partie de la propriété longeant la rive gauche de l'Yerres. Pour y accéder, en partant de l'Orangerie, il faut passer le pont qui enjambe un petit bras de la rivière, qui a été partiellement recréé en 2006 par le paysagiste Louis Benech pour agrémenter cette partie du parc à l'anglaise.


La Passerelle


Ce pont de fer est en fait une passerelle et il fait partie des fabriques ornant le parc. Ce qui n'est pas sans rappeler le pont japonnais du jardin de Monet à Giverny.


La Passerelle, détail



Passé le pont de fer, le promeneur attentif découvre parmi la végétation abondamment fleurie qui entoure ce petit bras d'eau une étrange sculpture, baptisée Bras de Fer.



Le Bras de Fer



Le Bras de Fer est une sculpture de Kasia Ozga, jeune artiste d'origine polonaise. Cette œuvre a été exposée à cet endroit du parc de la propriété Caillebotte lors de la Biennale de Sculpture de 2011.




Le bras de l'Yerres


Vue sous cet angle, le Bras de Fer disparait dans la végétation bordant le bras de l'Yerres.


Et ce billet se termine pour laisser souffler les lectrices et lecteurs, dans l'attente de la suite de nos découvertes et aventures lors de cette mémorable journée yerroise...
À paraître d'ici peu dans ce grenier.




©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2014

42 commentaires :

  1. toujours très détaillé tilia..
    je suis très terre à terre.. monet et caillebotte..les deux ont détourné une rivière, les deux ont aimé les capucines..:)))
    les deux maisons et leur jardin , une grande adresse pour les visiteurs..
    j'ai regardé attentivement le tableau avec les soldats..:)))
    et le bras de fer, n'est pas un bras d'honneur!
    bravo tilia!!

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    1. Tu as l’œil, Elfi, je vois que le détail scatologique ne t'a pas échappé !
      As-tu cliqué sur le lien pour vois ce triple "bras de fer" sous toute ses faces ?

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  2. M'a intéressé le principe de la Glacière...
    Il doit y faire froid (ça caille, mettez des bottes... ! :D)

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    1. Des bottes de pailles...
      en alternance avec les pains de glace.
      ;-)

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  3. Me voilà un peu consolée de ne pas avoir pu y aller car je m'y suis prise trop tard et les dernières dates de W-E ont été retenues très vite :(
    Merci vraiment pour ce très joli partage :)

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    1. Sans révéler la suite, je peux dire qu'il y a un point commun entre nous...

      J'ai toujours été séduite par La Pie de Monet et c'est avec grand plaisir que je la retrouve dans tes copies de tableaux. Quant à son Déjeuner c'est une redécouverte pour moi, et je trouve ta copie admirablement réussie.

      À bientôt, Smaragdine, merci pour ta fidélité

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  4. Quelle aventure que cette visite et quelle chance est la notre de t'avoir pour nous la montrer avec autant de passionnants détails.
    Actuellement peu présente devant l'écran je me réjouis déjà de la suite Tilia.
    (les capucines sont des fleurs dont les pucerons sont friands)
    bises bientôt orageuses

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    1. Magique ! Merci Josette, pour ce rappel d'un souvenir d'enfance qui était un peu tombé dans l'oubli.
      J'avais gardé en mémoire l'image éblouissante de transparence des gouttes d'eau captives des feuilles de capucines, dans le jardin où ma mère venait de les arroser.
      Mais j'avais oublié les colonies de pucerons qui se cachaient parfois sous ces mêmes feuilles. Grâce à toi ce souvenir est de nouveau très net dans mon esprit.
      Bises pluvieuses, je viens juste d'entendre l'averse tomber !

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    1. Merci et bienvenue au grenier, Angevine

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  6. Superbe et très complet comme toujours!!! Merci Tilia!

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  7. Visités la maison et le jardin lors de leur toute nouvelle ouverture au public. Belle réalisation non sans améliorations depuis cette époque.

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    1. Après recherches, je n'ai pas réussi à trouver la date de la première ouverture au public des bâtiments de la propriété Caillebotte (le Casin et la Ferme ornée)...

      Les améliorations continuent, une réhabilitation intérieure du Casin est prévue pour 2015.

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  8. Délicieux billet horticole et pictural!
    Tu as bien mis à profit le temps d'attente et les interruptions d'internet.
    J'ai visité cette propriété , dont la glacière est un élément intéressant et plaisant (lien à suivre)
    j'espère que les capucines que j'ai semées avant de partir en vacances me donneront à moi aussi, à mon retour de belles occasions d'étude
    De belles leçons de peinture dans ces tableaux, une matière franche pour traiter l'ombre et la lumière dans le "mur du jardin potager" et "le jardin potager"

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    1. Il n'a pas été possible pour nous de visiter la Glacière, la seconde partie de ce billet expliquera pourquoi...
      Merci pour "délicieux", le grenier en ronronne de plaisir :-)

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  9. https://www.flickr.com/photos/biron-philippe/5084331368/

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    1. Merci pour le lien, cette pyramide est vraiment superbe ! plus belle que celle du parc Monceau (qui n'est pas une glacière mais une simple fabrique).

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  10. Woooow ! Magique ce billet là aussi ! Je reste baba d'admiration devant "Les Jardiniers" et le "Jardin Potager à Yerres" Oh les lumières !
    Quelle jolie propriété ! Ce devait être infiniment plaisant pour l'artiste de peindre ce lieu, bien que je préfère le jardin de Monet, à la fois plus créatif et plus "anglais japonisant" lol
    J'adore le kiosque !
    Merci Tilia pour cette balade à Yerres, chez monsieur Caillebotte.
    Gros bisous

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    1. Coucou Nathanaëlle ! tu es rentrée de vacances ?
      Ma balade à Yerres n'est pas terminée. Je suis en train de rédiger la suite, qui réserve pas mal de surprises...
      Et après cette suite, je publierai enfin mes photos du jardin de Monet.
      Pour ma part, j'aime autant Yerres que Giverny. Ce sont deux univers très différents, malgré leurs quelques points communs, et ils sont incomparables !
      Merci pour ton appréciation enthousiaste.
      Bisous itou et à bientôt Nathanaëlle, dans tes Étoiles... ou au grenier ;-)

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  11. Purée ! J'avais tapé un long com et hop une coupure internet ! Pourtant je ne suis pas chez sefere.
    Je disais donc que j'aimais beaucoup le porche de la maison familiale.
    .Astucieuse la glacière.
    J'aime assez les tableau que tu montres parce que j'en ai vu d'autres qui me caillebottaient pas plus que ça.
    Le poratger est beau ; j'aimarais avoir un beau potager Quand c'était moi qui le faisais de A jusqu'à Z il était chouette, maintenant avec mon Chéri c'est un peu brouillon. Lui, du moment que ça pousse.
    C'est cloche d'avoir les cloches, cloches.
    Tu sais une quiche froid, c'est bon quand il fait chaud.
    Merci pour cette belle visite.
    Bises

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    1. Tu sais, Claude, des fois c'est Blogger qui débloque.
      Il m'est déjà arrivé plus d'un fois de cliquer sur "publier" et que je reçoive un écran blanc avec des injures du genre "Service unavailable" erreur 405, (ou 505, j'ai pas noté le n° de l'erreur) et puis je clique sur "réactualiser la page" (ou l'onglet) et je m'aperçois que tout ça ces des conn**ies...
      ...parce que mon commentaire il a bel et bien été publié !
      De toutes façons, que ce soit avec Blogger-blageur, avec Tartenpion, ou avec Laisser-faire (racheté par NumériSuisseCable à ce qu'il parait) faut pas s'en faire :D
      Mon cher et tendre est comme toi, Caillebotte ne le botte pas des masses :-))
      En fait, ça dépend des tableaux.
      Regarde ici (attention il y a 3 pages)
      en dehors de ses peintures de boucheries (que je déteste) je pense qu'il y a beaucoup de paysage qui devrait te plaire, tellement ils sont proches de la peinture de son ami Monet.
      Bises et merci pour ta visite ;-)

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  12. Purée ! ça fait deux fois que j'écris un long com et qu'il ne passe, pas !

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    1. Service Unavailable
      Error 503

      Ça vient juste de m'arriver chez Fifi !!!

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  13. Bien tardivement je viens te remercier pour le lien à propos de Maupassant. Cette page et les autres que j'ai eu la curiosité de consulter étaient particulièrement intéressante
    bises nocturnes

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    1. Merci à toi de m'avoir donné l'occasion de mettre mes connaissances à jour.
      Bises nocturnes (tout aussi tardives, vu que je n'étais pas chez moi ce mardi)

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  14. Effectivement, il y a des tableauX qui me bottent bien. Merci !
    Je pensais que tous ces peintres du moment crevaient la dalle, mais je vois que chez les Caillebotte, on vivait bien. Quelle belle demeure !
    Bises toutes grises.
    Désolée

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    1. Fils d'un riche négociant en tissus, fournisseur des armées, devenu par la suite juge au tribunal de commerce de la Seine, Gustave Caillebotte n'a jamais eu besoin de vendre sa peinture pour se nourrir, c'est certain. Il a fait profiter généreusement tous ses amis de sa fortune, notamment en finançant le troisième salon des Impressionnistes et en aidant particulièrement Monet et Pissarro, mais aussi en achetant leurs tableaux à bien d'autres peintres parmi ses amis.

      Pour la famille Caillebotte, la propriété de Yerres n'était qu'une maison de vacances, ils n'y habitaient pas à l'année.
      Leur domicile principal était cet l'hôtel particulier de trois étages (cliquer sur le lien pour voir cet immeuble) que Martial Caillebotte père avait fait construire en 1866 au 77 rue de Miromesnil et qui fait l'angle avec le 15 rue de Lisbonne. Les frères Caillebotte y résident jusqu'à la mort de leur mère en 1878 (leur père étant décédé en 1874).
      Une fois orphelins, après avoir vendu leur propriété de Yerres, Gustave et son frère Martial (pianiste et compositeur) déménagent alors pour aller habiter tout près de l'Opéra Garnier,au 31 boulevard Haussmann.

      Bises, moitié grises moitié ensoleillées ;-)

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    2. Merci Tilia pour ce bel exposé. C'est complètement à l'opposé de la vie de ce pauvre Modi, qui venait quémander à manger contre une peinture chez Rosalie (resto) dans ma rue à Paris.
      Bises ensoleillées !

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  15. Bien loin de mes horizons mais un réel plaisir de partager avec toi et ton talent cette demeure et ses jardins et potager en regard des tableaux
    Bravo un Grand Merci
    j'avais en son temps réalisé un reportage sur Van Gogh et St Pierre de Mausoles et St Rémy dans cet esprit par les yeux du peintre

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    1. C'est un plaisir pour moi de revivre mes balades en les partageant :-)
      Le reportage sur Van Gogh en question, c'est celui-ci, je suppose...
      Merci à toi, Arlette, pour ta fidélité au grenier
      Amitiés

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  16. Je reviendrai demain, Tilia pour déguster ton billet très fourni :-)
    Merci pour Ferenc Liszt et tes visites au pianiste !

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  17. Ravie d'avoir pu accompagner tes pérégrinations dans cette vaste propriété à l'aide de tes photos, des tableaux de G. Caillebotte et de tes explications !
    La première idée qui m'a traversée c'est que la famille Caillebotte était fortunée !
    Les colonnes du Casin en peinture semblent plus grandes par rapport à celles de ta photo. :-) Suivre tes pas par tableaux interposés est particulièrement agréable, mais grâce surtout à tes explications fournies qui nous permettent de suivre le fil de l'histoire de cette famille.

    J'ai aussi une fascination pour les capucines mais pas le talent pour les reproduire de cette façon lumineuse :-)
    J'éprouve de l'affection pour les tableaux de G. Caillebotte comme pour ceux de Monet, l'admiration à mon avis n'est pas suffisante pour parler de mon ressenti. Ce sont probablement les touches "impressionnistes" qui s'efforcent de capturer la lumière qui les font aimer de façon quasi spontanée par la plupart des personnes.
    Je me réjouis pour la suite de la visite : une visite chèrement gagnée par votre patiente attente.

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    1. Merci, Fifi, pour tes impressions détaillées.
      Te lire est toujours un plaisir.
      La suite réserve bien des surprises :-))

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  18. Merci pour Rainer Maria Rilke, Tilia ! Il lui va bien à ma rose ! :-)
    Un beau dimanche à toi !

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  19. Que d'interessantes descriptions! Un bebe, un arbre: quelle merveilleuse idee. Vivement que nous ayons de la descendance... :-) La glaciere, les cloches...: passionnant, passionnant... je vais d;un clic lire la suite.

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    1. Contente de te retrouver ici, Thérèse !

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  20. Le potager vaut déjà le déplacement ! Le jardinier aux deux arrosoirs me rappelle notre jardin de famille où nous tirions l'eau à l'aide d'une pompe à bras. Quelle corvée que l'arrosage ! Mon père avait installé à un moment un petit fut dans le pommier et ma mère n'avait plus qu'à user du tuyau mais alors elle y allait avec moins de parcimonie !

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    1. Le problème avec l'arrosage, c'est quand il fait soleil ! il faut absolument éviter d'arroser les feuilles des plantes pour que les gouttes d'eau ne les brûlent pas en faisant office de loupe.
      Donc, dans le jardin de mes parents, malgré le tuyau d'arrosage branché sur le robinet, il fallait utiliser l'arrosoir pour mouiller la terre au pied des plantes. Le jet d'eau en pluie ne servait que tard le soir pour rafraîchir les feuillages.

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  21. Comme nous allons visiter en juin une expo caillebotte à Giverny, je prépare avec grand plaisir car j'aime beaucoup Caillebotte que je ne connaissais pas et votre C R de visite m'a beaucoup plu ! Merci !

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