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samedi 6 octobre 2018

Limnées, nénuphars et grenouilles






Onze août 2018. Après la première, voici ma deuxième promenade de l'année au Domaine de la Borde.


Maison du Parc  et  bassin







Dans le bassin, la grenouille verte (que vous avez vue au début) m'a fait faux bond. Seuls quelques ronds dans l'eau indiquent que j'ai loupé son saut.









Les nénuphars sont plus faciles que les grenouilles à mettre en boîte !



















Et les reflets ne s'échappent pas brusquement quand on veut les immortaliser...






..même si une petite grenouille semble nager en plein ciel...









...ou se cacher dans les feuillages.









Quant au Sophora pleureur (Styphnolobium japonicum 'Pendula') il reste bien sagement à sa place...








..même si ses rameaux ont tendance à s'agiter au moindre souffle.









Enfin, voici les limnées que j'ai photographiées le 11 août, voguant entre feuillages et nuées du ciel d'été.








Elles se trouvaient regroupées en grand nombre dans une petite portion du bassin. D'après les informations contenues dans cet article, il y a de grandes chances pour que la reproduction ait été le motif de ce grand rassemblement.








Voici un extrait de l'article en question :
Alors que la plupart des gastéropodes pulmonés se reproduisent généralement par deux en étant simultanément mâle et femelle, les lymnées ne le peuvent pas car leurs orifices génitaux mâle et femelle sont assez éloignés l'un de l'autre. De ce fait, il y a en général, trois individus où celui du milieu agit, à la fois, comme mâle et femelle alors que les deux autres fonctionnent uniquement comme mâle ou comme femelle. Très souvent, les lymnées forment de véritables chaînes flottantes où les individus qui ne sont pas aux extrémités, peuvent être à la fois fécondants et fécondés.









Le ménage à trois (à droite de la photo ci-dessus) est sans doute un exemple du fonctionnement spécifique des limnées en matière d'accouplement.

Si j'avais été au courant de cette particularité (que je viens de découvrir en rédigeant mon billet) j'aurais fait davantage de photos !





©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2018

dimanche 2 septembre 2018

Bergeronnette du canal St Martin


Envol de mouettes





Pour situer le contexte dans lequel j'ai fait ma photo mystère, voici tout d'abord un résumé en images de notre croisière sur le canal St Martin en févier dernier, depuis le départ jusqu'au moment de la rencontre avec un oiseau, dont je ne connaissais pas encore le nom.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient davantage d'informations sur le canal St Martin (classé monuments historique depuis 1993) j'ai ajouté quelques liens entre mes photos.





Bateau de croisière à quai, au départ du Port de l'Arsenal


Lien vers le Port de l'Arsenal



En attendant l'heure du départ


Lien vers la Colonne de Juillet



L'entrée du tunnel sous la station de métro Bastille et
la Colonne de Juillet
surmontée du Génie de la Liberté


Lien vers la station de métro Bastille, ligne 1




Entrée dans la partie souterraine du canal,
la grille donne sur la crypte de la Colonne de Juillet


Pour en savoir davantage sur la crypte de la Colonne de Juillet cliquez ici, vous serez sans doute étonné(e).



À l'approche d'un oculus


Dans le cours souterrain du canal Saint-Martin (environ deux kilomètres) la voûte du tunnel est percée par trente-six oculi de ventilation qui se succèdent tous les vingt-cinq à trente mètres. Durant la journée,  ces ouvertures circulaires ont l'avantage de procurer au tunnel un éclairage naturel.



Sous un oculus






36 oculi plus loin et vingt minutes plus tard,
la sortie est en vue






Arrivée aux l'écluses du Temple,
les portes de la première sont en train de s'ouvrir


L'écluse double du Temple, permet de franchir en deux étapes les six mètres de dénivelé (trois mètres à chaque fois) sur les vingt-cinq qui restent avant de parvenir au Bassin de La Villette.



Les portes sont grandes ouvertes






Entrée dans le sas de la première écluse du Temple






Passage vers la seconde écluse du Temple






Le flot de l'amont se déverse dans le sas de la seconde écluse






Sortie de la seconde écluse du Temple
les portes s'ouvrent au niveau du bassin des Marais






Au bout du bassin des Marais
le pont tournant et la première écluse des Récollets


Le pont tournant est en train de s'ouvrir, ainsi que les portes de la première des deux écluses des Récollets.



Mouettes sur le bassin des Marais


Le pont tournant de la rue de la Grange aux Belles est complètement ouvert, rangé sur la berge.

En dehors des mouettes qui ne vont pas tarder à s'envoler, le passage est libre.



À l'approche du bateau, les mouettes s'envolent






L'eau de l'amont se déverse dans la première écluse des Récollets






Portes à demi ouvertes vers la seconde écluse des Récollets






Qu'est-ce donc ?...






Un oiseau en quête de nourriture...






tout en surveillant les alentours.






Un oiseau toujours en mouvement !



Renseignement pris, c'est une Bergeronnette des ruisseaux, comme le confirme le site de la Mairie de Paris :



Documentation de la Mairie de Paris (extrait)
voir le document entier



Fiche et photos de ce bel oiseau sur un autre site.



La Bergeronnette des Ruisseaux se distingue de la Bergeronnette Printanière par la couleur de ses pattes. Celle des ruisseaux à les pattes roses, alors que toutes les autres bergeronnettes les ont noires.


Cette bergeronnette m'épate !
Pas vous ?..






©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2018

jeudi 15 septembre 2011

Claude et le Hérisson



En écho au louable sauvetage d'un hérisson, qui sans la vigilance de Claude* se serait noyé, voici Le hérisson dans le brouillard. Un délicieux petit film russe, dont je pensais précisément vous parler un de ces jours. C'est un véritable chef d'œuvre de poésie et de beauté plastique. Jugez plutôt

Le Hérisson Dans Le Brouillard
Youri Norstein - 1975


Ce petit film d'animation a été mis en scène par Franceska Yarbousova et réalisé par son époux, Youri Norstein, avec la technique du papier découpé. Produit en 1975, il a obtenu de nombreuses récompenses, la dernière en 2003 au festival international d'animation de Tokyo.



C'est l'histoire d'un hérisson qui, le soir venu, doit traverser la forêt pour aller admirer le ciel étoilé en prenant le thé chez son ami l'ourson. Une histoire toute simple, mais pleine de rebondissements grâce aux diverses rencontres que le petit hérisson fait en chemin. Comme je l'ai dit plus haut en commençant ce billet, c'est beau et c'est poétique à souhait. On en redemande !

*Vous ne connaissez pas encore Claude ? allez visiter son blog, c'est beau, c'est poétique et en plus c'est bon, quand ça sort du four !


©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2011

samedi 26 février 2011

Bleu corail

Reefscape taken in East Timor
photos de Nick Hobgood

Le récif de corail

Le soleil sous la mer, mystérieuse aurore,
Éclaire la forêt des coraux abyssins
Qui mêle, aux profondeurs de ses tièdes bassins,
La bête épanouie et la vivante flore.

Et tout ce que le sel ou l'iode colore,
Mousse, algue chevelue, anémones, oursins,
Couvre de pourpre sombre, en somptueux dessins,
Le fond vermiculé du pâle madrépore.

De sa splendide écaille éteignant les émaux,
Un grand poisson navigue à travers les rameaux.
Dans l'ombre transparente indolemment il rôde
Et brusquement, d'un coup de sa nageoire en feu,
Il fait, par le cristal morne, immobile et bleu,
Courir un frisson d'or, de nacre et d'émeraude.



Pour varier un peu les plaisirs, après l'overdose d'Ingres et de sa peinture troubadour, voici que je plonge dans la sculpture. Plus précisément, dans les sculptures immergées de Jason deCaires Taylor. Une nouvelle note bleue, d'un bleu aquatique cette fois, avec du corail dedans, pour une parfaite complémentarité de couleur.

Les vidéos et  blogs qui présentent les oeuvres sous-marines de Jason deCaires Taylor sont assez nombreuses sur la toile, aussi connaissez-vous peut-être ce sculpteur d'origine anglaise établi au Mexique. C'est un passionné de flore et de faune sous-marines. Son enfance en Malaisie ayant suscité en lui un profond amour de l'océan et des fonds marins, il devint tout naturellement un excellent plongeur et exerça durant quelques années la profession d'instructeur de plongée sous-marine dans diverses parties du globe. Artiste plurivalent, il a emprunté des chemins divers, allant du Street art à la scénographie, en passant par le London Institute of Arts. Un parcours qui l'a amené à réaliser des sculptures intégrées à l'environnement.

La jardinière de l'Espoir
immergée à 4m de profondeur
Punta Nizuc, Mexique

Jason deCaires Taylor est un sculpteur mais aussi un écologiste, dont la motivation première, issue de son enfance passée en partie dans le Triangle de Corail, est de préserver les récifs coralliens des dangers qui les menacent, notamment la pêche destructive

La pêche menace les récifs coralliens

Jason deCaires Taylor a choisi d'installer ses statues destinées à servir d'appui à de nouvelles colonies de coraux, dans le golf du Mexique, entre Cancun et Isla Mujeres (l'Île des Femmes), ainsi qu'à Punta Nizuc (au sud de Cancun) et dans la baie de Molinière à Grenada. Des endroits qui sont de véritables paradis pour les touristes passionnés, comme lui, de plongée sous-marine.

Vicissitudes
26 personnages grandeur nature immergés à 5m de profondeur
Grenade, Antilles

L'oeuvre de Jason deCaires Taylor la plus connue est un groupe de 400 statues grandeur nature. En réalité, ce sont des moulages de personnes de toutes sortes (habitant les environs de Cancun, ou amis de l'artiste) qui forment un tableau représentant toute la diversité de l'espèce humaine. Ce groupe, baptisé "The Silent Evolution", a été immergé entre le 1er août 2009 et le 1er décembre 2010 entre Cancun et Isla Mujeres par 9 mètres de fond.

The Silent Evolution


Les statues et leurs socles font office de récifs sur (et dans) lesquels les minuscules organismes vivants qui forment le corail peuvent s'installer et entamer leur croissance.
« Mon idée était d'attirer les touristes, de les éloigner de la barrière de corail. Elle pourra donc se régénérer et ne pas être abimée par le tourisme de masse. D'où l'idée de ce groupe de gens, que j'ai appelé "L'Évolution Silencieuse"» Jason deCaires Taylor, extrait de son interview ci-dessous :

 courte interview de Jason deCaires Taylor

À l'heure actuelle, ces statues n'ont plus le même aspect que celui qu'elles présentent dans les deux vidéos que vous venez de visionner. Les coraux qui les ont colonisées modifient sans cesse  leur apparence, justifiant ainsi le titre Évolution Silencieuse du grand groupe de Isla Mujeres.

Un silence que l'on retrouve dans une autre oeuvre de Jason deCaires Taylor "The Un-Still Life". Cette nature morte immergée semble prendre vie silencieusement, au gré de l'évolution du corail, ou des organismes qui s'y fixent.

The Un-still Life
Profondeur 8m
Grenade, Antilles
Une nature morte qui me permet de faire un petit retour vers la peinture, en ajoutant à cette note aquatique deux tableaux contemporains que je trouve bien en accord avec l'oeuvre de Jason deCaires Taylor.

sans titre
Evelyne Herisson

Blue Invariance
2000
Jonathon Earl Bowser

Pour d'autres vidéos présentant  l'oeuvre de Jason deCaires Taylor ainsi que des interview, allez faire un tour sur la chaîne de divetaylor.
Si le sujet vous passionne vraiment, vous trouverez bien sûr toutes les informations souhaitées, ainsi que de très nombreuses photos et d'autres vidéos sur le site personnel de Jason deCaires Taylor (en anglais).

Avant de partir, ne manquez pas de visiter cette page de l'excellent site Scaphinfo consacrée aux sculptures de Jason deCaires Taylor. On y trouve une partie des informations de son site personnel, traduites en français.

Enfin, cela ne vous aura pas échappé, en plus d'être sculpteur et plongeur, Jason deCaires Taylor est un poète. Toute son  oeuvre immergée dans l'océan est éminemment poétique. Elle replace l'espèce humaine dans la Mer, le berceau d'où est issue toute vie, le ventre créateur de notre mère Nature.

La magie qui se dégage de ce retour à notre élément liquide nous fascine par les résonances qu'il éveille dans notre inconscient. Le spectacle merveilleux de toutes ces statues paraissant vivre au royaume de Neptune et d'Amphitrite n'est pas près de quitter notre mémoire.

En contrepoint de cette note bleue La Cathédrale Engloutie de Debussy


©VesperTilia, echos-de-mon-grenier 2011