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jeudi 13 août 2015

Une source de fraîcheur



Hôtesses d'accueil
en musique




La canicule 2015 continuant à sévir ça et là sur la France, comme suite au premier coup voici un second petit coup de fraîcheur au grenier.


Après une première visite le 6 avril 2012, nous revoici le 20 juin dernier à La Folletière-Abenon, dans la lumière du soleil couchant, à peu près à la même heure que la première fois.

Nous sommes venus revoir l'endroit de la naissance de l'Orbiquet, ce site réellement enchanteur, autant pour le seul plaisir que pour compléter ma collection d'images.




Vue sur l'Orbiquet depuis la passerelle des vannes



Située à quelques kilomètres d'Orbec, la minuscule commune normande de La Folletière-Abenon est née lorsque l'ancienne cure d'Abenon (concédée à l'abbaye de l'Isle-Dieu par  Philippe le Bel en 1302) a été rattachée administrativement à la commune de La Follière par l'ordonnance du 22 juin 1825.

Notée sous ce nom depuis 1793, c'est au tout début du dix-neuvième siècle, en 1801, que La Follière est devenue La Folletière. La légende des feux follets s'ébattant la nuit autour de la source de l'Orbiquet, n'a donc pas pris corps avant cette époque-là.

Pour les nouveaux venus, lire ici mon premier billet sur la Source de l'Orbiquet.




Le site de la source
vu depuis la route où se trouve le parking



Avant la réunion des deux communes (en 1825) le recensement de 1821 comptait 230 habitants à Abenon et 214 à La Folletière. Après leur rattachement, le recensement de 1831 décomptait 408 habitants au lieu des 444 escomptés. Et depuis cette année là, la population de La Folletière-Abenon n'a cessé de décroître, lentement mais inexorablement. Le recensement de 2006 indiquait 153 habitants et celui de 2012 n'en dénombre plus que 149. Un exemple parmi tant d'autres de la désertification des campagnes.




L'entrée du site de la source



Labellisé Espace Naturel Sensible, l'enclos de la source de l'Orbiquet est un endroit agréable, aménagé pour la connaissance des lieux grâce à quelques panneaux d'information. C'est également un cadre idéal pour pique-niquer, grâce ses tables à l'ombre des pommiers.




Vestige de l'ancien moulin



Avec la roue, ces murs sont tout ce qu'il reste d'un ancien moulin à blé. Premier d'une cinquantaine de moulins qui tournaient tout au long du cours de la rivière durant le XIXe siècle, celui-ci témoigne du fort débit et du flux constant de l'Orbiquet, capable de faire tourner un moulin à seulement quelques dizaines de mètres de sa source.




Panneau d'information
(cliquer dans la photo pour l'agrandir et lire les informations)



Passons maintenant au bassin de la source. Je vous présente mes photos dans l'ordre de mon circuit sur le site. La source est évidemment le lieu qui m'attire le plus, en raison de l'aura mystérieuse qu'engendre le long parcours souterrain de ses eaux.

Actuellement, la longue galerie d'environ 900 mètres dans laquelle circule le flot souterrain donnant naissance à l'Orbiquet, a été explorée par les plongeurs dans sa presque totalité.




Le bassin de la source dans son ensemble
(complétement à droite : l'échelle de mesure du débit)



Dans la plaquette présentant le site (éditée par le Conseil Général du Calvados) on apprend que  « Dans la source même, une très grosse truite a élu domicile, nʼhésitant pas à remonter la rivière dans sa partie souterraine. »




Atmosphère mystérieuse de la source


Fraîche, vive et silencieuse,
sans cesse l'eau mystérieuse

chemine en solitaire
dans l'ombre de la pierre.

© Tilia



L'échelle de mesure du débit



La puissance du débit de l'Orbiquet est telle qu'à peine sorti de terre - ou plutôt précisément de sa grotte de calcaire - il faisait tourner le moulin à blé dont la roue est située à environ quatre-vingt mètres de la source (mesure effectuée dans Google Earth). Extraordinairement puissante, cette source est classée première source vauclusienne au niveau régional et quatrième au niveau national. 

Le panneau d'information (planté entre la source et le pressoir) indique :
- son débit moyen oscille entre 270 l/s et 400 l/s
avec des pointes à plus d'1 m3/s en période de fortes pluies.




Sous les feuillages, quelques rides circulaires signalent la naissance de la rivière



« Ainsi que tous les cours d'eau sortant d'un terrain crayeux, cet affluent est très limpide. Il le doit au calcaire qu'il traverse et qui clarifie ses eaux en les filtrant. Celles-ci ne sont pas moins abondantes que limpides, aussi, vers leur source, à la Folletière, font-elle moudre un moulin. »

Ainsi s'exprimait le professeur E. Levasseur dans sa "Géographie du Calvados", publiée en 1878 à l'usage des écoliers normands.




À la claire fontaine...



« À la claire fontaine,
M'en allant promener,
J'ai trouvé l'eau si belle...
»
mais je ne m'y suis pas baignée !




À droite le bassin de la source, à gauche la grotte aux chauve-souris



Ce n'est qu'une fois rentrée chez nous, en examinant mes photos après les avoir transférées dans l'ordinateur, que j'ai remarqué sur celle-ci un départ d'escalier entre le bassin de la source et la grotte aux chauve-souris.

En recherchant des photos de la source de l'Orbiquet sur internet, c'est sur le site d'un randonneur que j'ai fini par découvrir l'escalier menant au chemin qui longe l'arrière du bassin (pour voir la photo en question, cliquez sur le lien).

Ni lors de ma première visite, ni cette fois-ci, je n'ai soupçonné ce chemin, masqué par les feuillages. Mais comment ai-je fait pour ne pas voir le départ de l'escalier ? Quand il fera moins chaud, vers le mois d'octobre lorsque les feuillages seront éclaircis, nous y retournerons.




La grotte aux chauve-souris



Cavités de la Folletière-Abenon
"Le suivi de cette cavité, utilisée par les chauves-souris pour passer l’hiver, a été réalisé par le Groupe Mammalogique Normand. Une centaine d’individus a été recensée, effectifs moyens pour le site, dont une majorité de Grands Murins Myotis myotis, espèce prioritaire en terme de conservation." Rapport d'activité 2012 du Conservatoire d'Espaces Naturels Basse-Normandie (CEN-BN)

"Comme toutes les chauves-souris, cette espèce est en régression (...) C'est une espèce strictement protégée (en tout temps et tous lieux en France, en vertu de la loi sur la protection de la Nature de juillet 1976)." source : article Grands Murins dans Wikipédia.





L'ancien pressoir à cidre
restauré en 2002



Il y a deux vergers de pommiers sur le site de la source de l'Orbiquet.
Ceci explique cela.




Le bâtiment de l'ancien pressoir à cidre
vu sous un autre angle



Le bâtiment à pans de bois qui abritait l'ancien pressoir datant du XIXe siècle a été entièrement restauré par le Conseil Général du Calvados en 2002.




À droite, le départ du bief d'irrigation



Après avoir vu la grotte et le pressoir, je reviens sur mes pas pour aller photographier les deux lavoirs, le privé et le public. Au passage, je fais une photo du départ du bief.

Le bief (dont on voit le départ à droite de la photo ci-dessus) est une dérivation d'une partie de la rivière, sans doute destinée à irriguer le site de la source à l'époque où il était public et habité. Voir le plan du site.




Lavoir privé
le même en 2012



Le canapé, disposé là en 2012 et qui m'avait tant plu, a maintenant disparu du lavoir de cette jolie maison particulière, idéalement implantée sur la rive gauche de l'Orbiquet (donc en dehors du site).

En outre, ce qui faisait office de hourdage a été retiré au profit d'une baie vitrée, installée derrière les pans de bois demeurés en place.

Ce lavoir privé figure en tant que tel sur le site qui répertorie les lavoirs de France.




Demeure de rêve, les pieds dans l'eau




Un lavoir faisant partie d'une habitation, ce n'est pas si courant.

Cette maison, établie là depuis plus d'un siècle, a certainement une longue histoire. Dans le passé, elle avait un toit de chaume, comme on peut le voir sur les plus anciennes des cartes postales montrant la source de l'Orbiquet au début des années 1900.





L'ancien lavoir du village
vu depuis le site de la source



À l'origine, ce lavoir érigé au XIXe siècle était fermé sur trois côtés, afin de réduire au maximum les courants d'air et protéger ainsi les lavandières des intempéries.

Comme le pressoir, il a été restauré par le Conseil Général du Calvados.




L'ancien lavoir du village
vu depuis la route qui mène à l'église



Là, je suis sortie du site de la source pour venir jusqu'à l'ancien lavoir communal, aujourd'hui restauré.

Depuis ma première visite en 2012, le lierre qui pousse au pied du premier poteau a été taillé. Mais il commence déjà à reprendre son escalade.




Attention, un lavoir peut en cacher un autre !



Les traces laissées par le lierre sur le bois du premier poteau sont encore bien visibles.




Le lavoir privé
vu du lavoir public



On peut imaginer qu'au temps ancien des lavandières, les conversations d'un lavoir à l'autre volaient à tire-d'ailes au dessus de la rivière, telles des hirondelles.




Reflets et transparence



La clarté de cette eau, il faut l'avoir vue !




La route menant à l'église
vue depuis le lavoir communal


L'église étant fermées, nous ne l'avons pas visité.



Vue de la charpente du toit





Les vannes du moulin
vues depuis le lavoir





Gros plan sur la charpente du toit





Autres reflets et transparence de l'eau





Zoom sur l'église
depuis le lavoir




Après cette longue pause à l'ombre du lavoir je vais réemprunter la route, seul chemin pour revenir sur le site de la source, afin d'aller faire des photos des vannes et de la roue du moulin.




Le site de la source
vu depuis la route menant à l'église



Le moulin à blé, attesté en 1791, est agrandi vers 1872 par Isidore Damiens. Reconstruit entre 1885 et 1890 par Auguste Bertrand, il est converti en filature de lin vers 1923 par Désiré Veraex.
Une paire de meules attestée en 1865, deux paires de meules en 1890.


Extrait de la notice de l'Inventaire général du patrimoine culturel, à lire en entier en cliquant ici.




La carte de visite de l'Orbiquet
au pont de La Folletière



Photo faite juste avant de franchir le pont afin de passer par l'autre entrée du site de la source.




La roue du moulin, les vannes et au fond le lavoir
vus depuis le pont sur l'Orbiquet





La roue de l'ancien moulin et les vannes sur l'Orbiquet
vues depuis la rive droite de la rivière



Roue hydraulique verticale de type Poncelet, en métal, en place (4 mètres de diamètre sur 1, 60 mètre de large).

Extrait de la notice de l'Inventaire général du patrimoine culturel, à lire en entier en cliquant ici.





La roue du moulin



Les pales de cette roue à aube sont fortement incurvées, ceci afin de faire face au puissant débit de l'Orbiquet.




Rigole
Déversoir (?)



En l'absence d'informations sur la rigole visible au premier plan de la photo ci-dessus, il m'est difficile de dire avec certitude qu'elle est sa raison d'être. Peut-être fait-elle office de déversoir évacuateur de crue. Après avoir lu cet article, j'ai un doute à ce sujet...

Quoi qu'il en soit, cette rigole me permet de faire le lien avec un sujet directement lié au formidable débit de l'Orbiquet. Une histoire dans laquelle on rigole bien, mais dont la conclusion n'est pas du tout marrante... Je veux parler des "prés baignants" de la vallée de l'Orbiquet.




Contournement des vannes



Dans une vidéo aux superbes images, l'histoire des "prés baignants" de la vallée de l'Orbiquet nous est contée de belle manière par deux acteurs et une conteuse des plus sympathiques. Je vous incite vivement à la visionner en cliquant ici. Ou bien, si vous êtes pressés par le temps, à en lire le résumé.

Pourquoi la conclusion de cette histoire n'est-elle pas marrante ? parce que cette pratique traditionnelle d'irrigation et de fertilisation naturelle des pâturages — saine pour les gens et les bêtes et  respectueuse de l'environnement — est en train de mourir.

Tuée par l'emploi des engrais (plus rapide, moins fatigant) la pratique des "prés baignants" de la vallée de l'Orbiquet s'est peu à peu effacée des mémoires. Et, achevée par les réglementations contraignantes de Bruxelles, il n'en restera bientôt plus aucune trace matérielle dans les prés.

Ce savoir ancestral sera alors à jamais perdu. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi c'est consternant.




Les vannes servent de garde-fou à la passerelle posée là pour traverser l'Orbiquet
au fond à droite, le pont de la route venant d'Orbec




Ce passage aménagé au niveau des vannes se trouve sur le chemin qui enjambe l'Orbiquet pour se rendre au bassin de la source. Après quoi il est possible de continuer au-delà en empruntant l'escalier que j'ai loupé. Voir le plan du site.




La pierre servant de passerelle et les vannes





La retenue des eaux avant leur chute
et le chemin menant au bassin de la source



À cet endroit, l'eau de l'Orbiquet se réparti en trois passages. À gauche, le conduit souterrain amenant l'eau à la roue du moulin, au centre le double passage des vannes, et à droite l'orifice du déversoir, ou "trop-plein".




La sortie des vannes et du "trop-plein"
vue depuis la rive gauche





Les vannes et la passerelle en pierre





Une belle roue désormais immobile




L'ancien moulin à blé construit au XVIIIe siècle a été converti en filature de lin en 1923. L'usage du lin ayant périclité au fil des ans, la filature a fermé ses portes et le bâtiment a fini par disparaître dans la seconde moitié du vingtième siècle. Démoli par son propriétaire, incendié, ou tombé en ruine ? Je ne sais.




Gros plan sur une toile, qui n'est pas de lin
mais de soie



Cette belle toile d'araignée semble perpétuer le souvenir de l'ancienne filature de lin dont la roue constitue le dernier vestige.




Roue de type Poncelet, aux pales incurvées



Inventée en 1824 par l'ingénieur et mathématicien Jean-Victor Poncelet, la roue hydraulique à aubes courbes, dite roue Poncelet, a des aubes arrondies pour permettre une meilleure récupération de la force hydraulique. Elle a l'avantage de compenser les pertes de vitesse provoquées par le choc de l'eau sur les pales.




La route menant au parking
situé en face de la Mairie



La visite terminée, nous reprenons le chemin du parking.





La mairie de La Folletière-Abenon



En passant devant la Mairie, je la photographie. Ce faisant, j'entends des gazouillis familiers...

Des hirondelles, perchées sur le fil qui traverse la route tiennent un conciliabule. Clic-clac, les voilà dans ma boîte. Ce sont elles qui sont postées à l'entrée de ce billet afin de vous accueillir en musique.




Recto du panneau d'informations générales placé près de la Mairie
(cliquer dans la photo pour l'agrandir et lire les informations)



Avant de monter en voiture, j'engrange également dans ma boîte à images le panneau ci-dessus, ainsi que son verso




Verso du panneau d'informations
(cliquer dans la photo pour l'agrandir et lire les informations)


Le Murin de Natterer, ou vespertilion de Natterer, se rencontre également à proximité de la source de l'Orbiquet car cette chauves-souris apprécie les espaces aquatiques.

Si vous avez déjà consulté le plan du site, vous savez sans doute, qu'en plus de l'escalier, j'ai loupé les deux cavernes se trouvant à l'extrémité du site de la source (mais elles n'ont pas échappé à l’œil de la google-car).

Comme je n'ai pas vu non plus les quatre bornes mentionnés dans le panneau ci-dessus.

Décidément,
il faut absolument que je retourne voir la source de l'Orbiquet.
Obligé !



Edit du 15 Aout 2015

À la demande de Fifi, fidèle lectrice qui me l'a gentiment suggéré, j'ai recadré la photo dans laquelle elle voit un Petit Prince Bleu.
La voici :







©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2015

dimanche 7 juin 2015

Le château des hirondelles






Mercredi dernier, je suis allée faire un tour au Château de Versailles.

Passées les deux grilles de la Cour d'Honneur, on accède à la Cour Royale qui lui fait suite, bordée d'un côté par l'aile Gabriel et de l'autre par le pavillon Dufour.

En arrivant dans la Cour Royale remplie de touristes, je ne m'attendais pas à être accueillie par un concert de cris d'oiseaux qui, l'espace d'un instant, m'a rappelé celui donné par les martinets tournoyant les soirs d'été au-dessus de la Cour d'Honneur du Palais des papes d'Avignon.

Or, un coup d’œil en l'air m'a suffi pour reconnaitre immédiatement les ventres blancs des hirondelles de fenêtre, virevoltant autour du pavillon Gabriel.




Cour Royale, le frontons du pavillon Gabriel
(cliquer dans la photo pour l'agrandir et voir les hirondelles)




Pour les avoir maintes fois observés dans mon enfance, je connais l'allure en vol des martinets aussi bien que celle des hirondelles. Le martinet est le roi des airs et c'est un véritable champion de vitesse. À côté de lui, l'hirondelle ne fait pas le poids, au propre comme au figuré (vu que son poids et ses dimensions sont inférieurs à ceux du martinet).

Côté élocution, là non plus on ne peut pas confondre hirondelles et martinets.

Le martinet noir de nos contrées pousse des cris stridents, des bziiii ! bziiii ! bziiii ! assourdissants, tout en filant comme l'éclair. Tandis que les gazouillis de l'hirondelle de fenêtre virevoltant à proximité de son nid ne blessent pas les oreilles.




Une partie du Vieux Château de Louis XIII et de la Cour de Marbre
(cliquer dans la photo pour mieux voir le nid, à droite sous la balustrade)


Encadrée sur trois côtés par la partie la plus ancienne du Château de Versailles, la Cour de Marbre est simplement séparée de la Cour Royale par quelques marches.

En y prenant pied, ce n'est pas le sol dallé qui a attiré mon attention mais, à l'opposé, les dorures des mansardes absolument étincelantes sous le soleil.

Après avoir remarqué les évolutions des hirondelles de fenêtre autour du pavillon Gabriel, en levant les yeux pour photographier ces dorures, je ne pouvais pas manquer de voir le nid établi bien à l'abri sous le chéneau bordé d'une balustrade qui court devant les mansardes éblouissantes.




Exposé plein sud, un nid bien à l'abri




Le nid ci-dessus, est l'un des nombreux gîtes d'hirondelles de fenêtre minutieusement relevés par Hervé Lefort en 2013 au Château de Versailles pour l'Observatoire des Hirondelles. D'après ce relevé, les hirondelles rustiques ne semblent pas nicher au Château.




Voilà ce qui s'appelle un "flou de mouvement" !
(cliquer dans la photo pour l'agrandir et voir les nids sous la corniche)




La vélocité des hirondelles ne permet guère, même à un œil bien exercé, de les observer en vol. Heureusement, mon petit appareil photo numérique (bien qu'équipé d'un zoom peu performant) a tout de même réussi à mettre en boîte quelques unes de ces princesses du ciel royalement logées au Château.

Et par chance, bien que pris un peu au hasard, le cliché ci-dessous (format d'origine 2048 x 1536, affichez l'image pour voir les détails) révèle  un  véritable HLM à hirondelles.




HLM à hirondelles




Enfin, comme ce jour-là je n'étais pas venue spécialement à Versailles pour faire des photos de nids d'hirondelles, j'ai pris le chemin des visites.

Voici quelques unes de mes photos de l'intérieur du Château :




Galerie Basse
Lieu magique, situé sous la Galerie des Glaces,
donnant d'un côté sur la Cour de Marbre, et de l'autre sur les Jardins du Château





Départ de l'escalier Louis Philippe





Une fenêtre du Salon de Mars





Rangée de torchères porte-girandole dans la Galerie des Glaces





Une fenêtre du Salon d'Apollon





Torchère ornée d'une femme drapée portant une corne d'abondance
support d'une girandole à pendeloques de cristal





Escalier de la Reine





N.B. : ma visite de mercredi dernier n'avait rien à voir avec les farces prétentieuses actuellement installées dans le parc par un artiste britannique qui (malgré les moyens colossaux en coût et en matériel employés pour  installer ses "œuvres") n'apporte rien au site prestigieux du château, mais l'utilise éhontément pour s'autopromouvoir.

C'est seulement avant-hier que j'ai entendu parler, à la radio, des remous médiatiques créés par ces installations. Lors de ma visite, je n'ai rien vu de tout ce grand bazar. Pour moi il y avait trop de soleil dehors, c'est pourquoi je me suis cantonnée aux salles du Château.

À dix-huit heures, fin des visites. En sortant j'ai descendu l'allée qui longe l'Aile Nord et mène entre deux rangées de bosquets au Bassin de Neptune, juste à côté de la Grille du Dragon (celle qui permet de rejoindre l'arrêt de bus Réservoirs).



Bassin de Neptune




©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2015