jeudi 23 mai 2013

Les fantômes du château de Pierrefonds




Telles les cigales demeurant dans les profondeurs du sous-sol durant des années avant de voir le jour, les gisants de Pierrefonds sont restés plus d'un demi-siècle dans l'obscurité des caves du château avant que la magie de Skertzò ne vienne les réveiller en ouvrant « Le bal des Gisants ».


Maquette du château de Pierrefonds

Depuis 2006, les visiteurs qui se risquent dans la descente du lugubre escalier s'enfonçant dans les profondeurs du château, découvrent au bas des marches une galerie souterraine plongée dans la pénombre. Le temps que les yeux s'y habituent, on avance dans une quasi obscurité. Puis, peu à peu un décor fantomatique apparaît.


Photo sans flash
(ce que vous voyez)

Dans la lumière spectrale, qui émane de taches colorées semblant provenir des vitraux d'une cathédrale, on distingue alors une vaste salle ou reposent plusieurs dizaines de gisants.


La même avec flash
(ce que voit l'APN)

Une ambiance sonore d'outre-tombe, soupirs et chuchotements accompagnés de froissements d'étoffes, ajoute à l'impression de se trouver parmi les fantômes des siècles passés.


Le "fantôme" de Pierrefonds !

Ce sont là les gisants et orants de plâtre commandés par Louis-Philippe pour son musée "À toutes les gloires de la France" du château de Versailles. La plupart sont des moulages des gisants de marbre de la basilique Saint-Denis. Au fond de la crypte, une foule d'orants s'offre à la contemplation étonnée du visiteur.


Les orants de Pierrefonds

Le gisant dont la photo a été publiée sous forme d'énigme dans le billet précédent est vraisemblablement celui de François II de Bretagne. Je n'en ai pas la certitude, car dans la pénombre ambiante je n'avais pas remarqué les cartouches apposés sur les socles des statues. Je vérifierai ce point quand je retournerai à Pierrefonds. Après notre visite en juillet dernier avec l'aînée de nos petits-enfants, son frère cadet sera sans doute à son tour enchanté de découvrir ce château.

 
François II de Bretagne
(à confirmer)

Pour l'identification du gisant en question, je me suis fiée aux indications contenues dans cet article qui mentionne François II avec un lion à ses pieds, ainsi que sa seconde épouse Marguerite de Foix, accompagnée de lévriers, des attributs animaliers correspondant à ceux qui sont associés aux authentiques gisants du tombeaux des parents d'Anne de Bretagne dans la cathédrale de Nantes.


François II (?) et une partie du lion à ses pieds

On remarque souvent un chien, symbolisant la fidélité de l'épouse et sensé guider les morts dans l'au-delà, aux pieds des gisants féminins. Tandis que les gisants masculins sont dotés d'un lion, symbole de force et de renaissance.



Le Bal des Gisants
scénographie signée Skertzò


Avant de quitter le grenier, prenez le temps de visionner également la vidéo ci-dessous. Vous apprendrez sûrement quelque détail d'histoire sur le château de Pierrefonds, ou sur son architecte, ou bien sur les documents incroyablement précis concernant les pierres du château. Et vous verrez à la fin quelques autres images du Bal des Gisants.



Pierrefonds ou la symphonie de Viollet-le-Duc
(une vidéo de la chaîne de télévision du Sénat français)



Sources, articles de presse :
Ci-gît l'Histoire
Le bal des Gisants au château de Pierrefonds




 ©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2013
Texte et photos

lundi 20 mai 2013

Où ça gît-il ?





Pas facile de répondre à la question titre du billet.

Une chose est sûre : c'est un gisant.

Oui, mais encore...

Où cette photo a-t-elle été faite ?

Et de qui s'agit -il ?

Pour répondre avec certitude, il faut avoir lu le cartouche...
ce que j'ai oublié de faire quand j'ai pris cette photo !!

Donc, à vous de me dire où ce gisant git-il et, si possible, de quel gisant il s'agit là.


EDIT du Lundi 20
Pour Christineeeeeee, qui s'interroge à bon escient :
ce gisant git en France !

EDIT du Mardi 21
Pour les copinautes qui se creusent la tête :
ce gisant ne git pas seul !

EDIT du Mercredi 22
ce gisant ne se trouve pas dans une église ou autre lieu en rapport avec la religion.
Personne n'ayant encore trouvé, je libére les commentaires.
Réponse demain à la première heure



©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2013

samedi 11 mai 2013

H B comme Histoires Belges




Dans le billet précédent, la réponse à la question que j'avais posée à propos du panonceau  H  (que nous avons rencontré un peu partout en Belgique néerlandophone lors de notre récent mini séjour) a été trouvée par la plupart des personnes ayant commenté. Il s'agit de la signalisation des bouches d'incendie souterraines, sur lesquelles il ne faut, bien entendu, pas stationner.

Plaque couvrant une bouche d'incendie souterraine


Ondergrondse hydrant
  H  correspond à l'initiale de Hydrant, terme désignant une prise d'eau (souterraine ou non) branchée sur un réseau d'eau sous pression, ce qui permet d'alimenter les lances à incendie des pompiers. En région flamande, mise à part Bruxelles officiellement bilingue et les quelques cas des communes à facilités linguistiques, tous les panneaux indicateurs sont en néerlandais. La prise d'eau souterraine est une "ondergrondse hydrant".

  
Bovengrondse hydrant
Quant aux bornes à incendie que nous connaissons tous, elles sont signalées par un panonceau identique au précédent, mais portant la lettre   B . N'en déduisez pas pour autant que ce B est l'initiale du mot borne. En néerlandais, la borne à incendie se dit Brandkraan. Brand signifiant feu, cela donne littéralement "crâne, ou tête, à feu".   B  correspond donc soit au B de Brandkraan, soit au B de "bovengrondse hydrant" qui signifie prise d'eau (ou hydrant) au-dessus du sol.

Grâce aux illustrations de ce document vous aurez une idée plus précise de la question. Une chose est à retenir, les dispositions prises par le gouvernement flamand en matière de sécurité incendie ont été bien étudiées. Les prises d'eau souterraines, parfaitement signalées par des panonceaux disposés en hauteur, sont facilement repérables en cas de gros enneigement.



☼☼☼☼☼☼☼


Comme nous sommes allés à Bruxelles pour voir le musée Magritte, après mon petit exposé sur la signalisation de la sécurité incendie en Belgique flamande, il me semble logique de vous présenter maintenant la partie ignée de l'œuvre de Magritte. À noter cependant qu'aucun des tableaux tout feu tout flammes de René Magritte ne figure dans son musée, la plupart de ses peintures se trouvant dans des collections privées.

Natif du Scorpion, Magritte a pour ascendant le Sagittaire, un centaure archer braquant une flèche enflammée vers le ciel  et Mercure et Vénus se trouvaient également en Sagittaire au moment  de sa naissance. Sa biographie ne mentionnant pas un quelconque incendie survenu dans sa jeunesse (ce qui aurait pu marquer son imagination) il semblerait que ce soit le feu dominant dans son thème astral qui a inspiré à Magritte les flammes ponctuant son œuvre de bout en bout.



Voici par ordre chronologique tous les tableaux de Magritte comportant des flammes (autres que celles des bougies, sinon il y en aurait trop). Le premier d'entre eux date de ses débuts en peinture et il représente une maison en feu.

Nocturne
René Magritte - 1925


Le Masque vide
René Magritte - 1928
The National Museum of Wales, Cardiff (notice du musée)



Les 6 éléments
René Magritte - 1929


Au début de ce billet, vous avez sans doute reconnu un détail de L'Échelle de Feu

L'Échelle de Feu 1
René Magritte - 1933
collection privée (Angleterre)


La découverte du feu
René Magritte - 1935


La condition humaine
René Magritte - 1935
Norwich Castle Museum & Art Gallery (lire la notice)


L'Échelle de Feu 2
René Magritte - 1939
Fondation Edward James, Chichester, Sussex


Les fanatiques
René Magritte - 1945
Collection Nellens, Knott-Le-Zoutte


Les vases communicants
René Magritte - 1946
 (gouache sur papier 35.8 x 49.6cm) collection privée


La belle captive
René Magritte - 1947
collection privée



Le cicérone
René Magritte - 1947


Les droits de l'Homme
René Magritte - 1947


Cosmogonie élémentaire
René Magritte - 1948
(gouache sur papier 36.2 x 46cm) collection privée



Cosmogonie élémentaire
René Magritte - 1949


Les gens à la mode
René Magritte - 1950


Le point sur la carte
René Magritte - 1955


Et pour terminer, avec le retour de la maison incendiée, la boucle est bouclée.


Gaspard de la nuit
René Magritte - 1965
Collection Scharf-Gerstenberg, Berlin


Une chose encore

De manière parfaitement surréaliste, il n'y a pas de flammes dans L'Incendie de Magritte (un titre évidemment poétique).


©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2013

dimanche 5 mai 2013

H comme Histoire belge



Si vous avez lu ce précédent billet, vous savez que je suis allée faire un petit tour en Belgique en avril dernier. Comme nous avions été mis en garde contre les difficultés de circulation dans la capitale européenne et comme nous ne roulons pas sur l'or, plutôt que de descendre dans un hôtel à Bruxelles, nous avons préféré prendre une chambre dans le seul Ibis Budget de la banlieue bruxelloise qui se trouve à proximité d'une gare ferroviaire.

Bon plan, car il faut savoir qu'en Belgique flamande tous les parkings des hôtels sont payants. Ce qui m'a bien étonnée (et rebutée). Par contre, en région wallonne, ce n'est pas le cas. À l'hôtel Akena de La Louvière, où nous avons séjourné pour voir les ascenseurs à bateaux du Canal du Centre il y a trois ans, le parking (comme en France) n'est pas payant. Heureusement, la petite commune où se trouve l'hôtel offre un grand parking gratuit autour de la station de chemin de fer.

Ruisbroek Station
(ligne SNCB Bruxelles Braine-le-Comte)

Chose totalement dépaysante pour nous franciliens, à Ruisbroek il n'y a pas de distributeur de billets de train. Pas non plus de guichet, puisque la gare de Ruisbroek n'est plus qu'une simple halte, les abris de part et d'autre des quais étant les seuls "bâtiments". Alors, vu qu'il n'y a pas de revendeurs non plus dans les environs, où peut-on acheter son ticket ? Tout simplement dans le train, auprès du contrôleur.

Effectivement, lorsque le train s'est arrêté, le contrôleur est descendu sur le quai et il nous a suffit de nous diriger vers lui pour acheter notre billet. L'aller-retour pour Brussel Centraal nous a coûté 7€60 pour deux (tarif week-end à -50%). Trois arrêts et douze minutes plus tard, nous étions à Brussel.



De retour à Ruisbroek, le soir nous avons diné au Babbelaar. Le cadre de cette brasserie, située place de l'église, possède le charme traditionnel d'un pub de village. La cuisine, à base de produits frais régionaux, est présentée de manière originale et, cerise sur la mayonnaise, les portions sont très généreuses en regard du prix modique.


Restaurant Babbelaar à Ruisbroek

Après le repas, petite promenade digestive en suivant la rue qui fait l'angle du restaurant et mène à la station de chemin de fer. En chemin, le "H" apposé sur la façade d'une maison a retenu mon attention. Photo :

Mystérieux "H" rouge
(panonceau réfléchissant, blanc bordé d'un liseré rouge)

Que peut bien signifier ce panonceau ?

Nous l'avons rencontré maintes fois lors de nos déambulations en Belgique flamande (pas vu en Belgique francophone). Comme vous pourrez le constater en vous baladant un peu dans Ruisbroek (grâce à la magie gougueulesque ci-dessous) ce H se trouve un peu partout...




Maison de Ruisbroek, le long de la voie ferrée
Agrandir le plan



La même maison, vue depuis l'autre rive du canal longeant la voie ferrée


Coup de zoom : le flash révèle le panonceau réfléchissant

En dehors de notre ami belge
et des autres belges, (hors concours, évidemment !)
Qui peut dire ce que signifie ce mystérieux H ?


La solution de cette énigme fera l'objet d'un second épisode des "Aventures de Tilia au pays des Belges"


©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2013

mercredi 1 mai 2013

Bonheur du 1er Mai


À vous qui passez dans mon grenier en ce 1er Mai 2013, ami(e)s fidèles ou inconnu(e)s de passage,  j'offre ce joli bouquet de muguet afin qu'il vous porte chance et bonheur tout au long de vos jours.



Bien avant de devenir la fête du Travail, (l'origine du mot travail est le latin tripalium, qui est un instrument de torture !) le 1er Mai était la fête du renouveau printanier et du bonheur qu'il engendre.


Mais cette année le printemps se fait désirer...

...une incantation s'impose





Et même si le printemps 2013 n'est pas à la hauteur,
pour moi... 

Ô joie ! à la fin de l'année
je serai enfin retraitée.
Adieu les tracas du boulot
et fini de se lever tôt !


Mademoiselle de Blois avec un brin de muguet
Pierre Mignard - 17e siècle
Musée du Louvre (notice)



Retraités ou pas
je souhaite à tout le monde un
Joyeux 1er Mai !



©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2013

dimanche 28 avril 2013

Bibio marci, le retour !


Fidèle au rendez-vous
la mouche de la Saint-Marc


L'année dernière elle était venue se poser sur  la fenêtre de ma cuisine un peu plus tôt.

Le vendredi 13 avril, exactement.

Vendredi 13 Avril 2012, 12h20


Le temps était meilleur, il y avait moins de nuages que cette année.

Dimanche 28 Avril 2013, 13h30

Les mouches de la Saint-Marc (Bibio Marci pour les spécialistes) sont sensées "sortir" aux alentours de la fête de ce saint, soit le 25 avril. En 2012 elle était un peu en avance.

Cette année elle est pile dans le créneau. Comme la dernière fois, je lui ai tiré le portrait d''abord à travers la vitre (double vitre en réalité) pour voir son ventre, puis, en ouvrant la fenêtre



Comme le précise Démons et Merveilles, la femelle Bibio marci à de petits yeux bien séparés l'un de l'autre. Le mâle, lui, a de gros yeux collés l'un contre l'autre.

C'est donc un Bibion qui me rend visite, pas une Bibione !

L'an passé une fois la fenêtre ouverte, la bestiole avait manifesté le besoin de s'envoler. Cette fois-ci, rien de pareil. Le temps plus gris et plus frais ne l'incitait sans doute pas à la balade. C'est au bout d'un assez long moment qu'elle s'est mise en marche vers l'intérieur du vantail. Ne souhaitant pas la laisser rentrer dans la cuisine, j'ai tendu la main pour la cueillir. Ainsi, on la voit de plus près et sous un meilleur jour.

Les yeux dans les yeux !
(photo prise d'une seule main !)

La mouche de la Saint-Marc est très prisée des pêcheurs, qui s'en servent comme appât, c'est donc que les poissons aussi l'apprécient.

Lorsque j'ai dû secouer ma main par la fenêtre (photo du début) pour dire au revoir à mon visiteur, j'espère qu'il n'a pas eu la mauvaise idée d'aller jusque chez ma fille, qui n'habite pas très loin de chez nous, 1600 mètres à vol de mouche. Nous lui avons rendu visite dans la soirée et j'en ai profité pour faire quelques photos de ces poissons là...


L'aquarium de la chambre de mes petits-fils

...ils n'auraient fait qu'une bouchée  de mon Bibion!



©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2013

mercredi 24 avril 2013

Maison de poupée




Lors de notre mini-séjour en Belgique, nous avons passé une journée à Bruxelles. Après la visite du musée Magritte et celle du musée des Beaux-Arts, malgré la fatigue nous avons fait un détour pour voir la célèbre Grand Place, avant d'aller prendre le train à Bruxelles-Central pour rejoindre notre hôtel en banlieue.



En chemin vers la Grand Place...





...l'hôtel Mozart a attiré mon attention. Et tout de suite après, au n°19, j'ai reconnu la plus petite maison de Bruxelles, découverte l'automne dernier sur un blog ami.

Elle n'est pas difficile à trouver, c'est comme le Port-Salut, c'est écrit dessus :-)




Située à quatre-vingt mètres de la Grand Place, la plus petite maison de Bruxelles se trouve au 19 de la rue du Marché aux Fromages. Construite au XVIIe siècle, elle abrita par le passé un atelier d'ébéniste et par la suite une crêperie. Actuellement, elle est coincée entre un kebbab casher libanais et une boutique de nuit baptisée Blue Night.




En la photographiant à mon tour, j'étais loin de me douter que son entrée (fermée d'une grille) est celle d'une minuscule impasse  passant sous la maison.

En réalité cela tient plutôt du cul de sac que de l'impasse typiquement bruxelloise. Anciennement dénommée impasse du Dragon (ou du Dragon de Fer par rapport au bombardement de 1695), c'est aujourd'hui l'impasse de la Poupée.


Rue du Marché aux Fromages
(derrière la grille, l'entrée de l'impasse de la Poupée)



Impasse de la Poupée, voilà un nom qui va parfaitement avec cette maison dont la pièce du rez-de-chaussée ne mesure que 2,75 x 1,75 m. Avec environ seize mètres carrés chacune, les quatre pièces des étages sont un peu plus "vastes" ! mais sa surface habitable n'excédant pas 70 m² fait de cette demeure une véritable "maison de poupée".

Le 6 février 2013, la plus petite maison de Bruxelles a été mise en ventes aux enchères publiques pour un prix de départ fixé à 146.000 euros. Son nouveau propriétaire l'a acquise pour 215.000 €. C'est un français (qui tient à garder l'anonymat) et qui n'a pas encore décidé ce qu'il fera de son bien. Sans doute un commerce, mais lequel ? l'avenir nous le dira !


source des informations

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La plus petite maison de Bruxelles n'est pas la seule dans son genre. Il existe de semblables maisons étroites dans beaucoup de villes, en France ou ailleurs.

Françoise en a trouvé une à Avignon, "esquichée" (j'adore ce mot qui me rappelle mon enfance avignonnaise) place Noël Biret.

Michel en signale une dans la rue Favart, toujours à Avignon. Ainsi qu'une autre rue du Limas, superbe celle-là !

Christineeeee, quant à elle, en à repéré une à Villefranche-de-Rouergue avec un monstre tapi à son pied (brrrrr!).




ET VOUS ?
AURIEZ-VOUS REMARQUÉ UNE MAISON ÉTROITE
DANS VOTRE VILLE
OU VOTRE VILLAGE ?



©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2013