dimanche 26 octobre 2014

2014, centenaire de la mort d'August Macke - 1


Paradies (Paradis)
détail



Cette année, pour commémorer le 100e anniversaire de la mort d'August Macke, tandis que le Kunst Museum de Bonn présente "August Macke und Franz Marc, Eine Künstlerfreundschaft" (August Macke et Franz Marc, une amitié d'artistes), toujours à Bonn, on peut voir à la Maison August Macke une exposition intitulée "Das (verlorene) Paradies" Le Paradis (perdu). Pour plus d'information sur ces deux expositions, lire cet article (en français).


Das (verlorene) Paradies fait référence à une peinture réalisée en commun, par August Macke et son ami Franz Marc, sur un mur de l'atelier d'August en 1912. Peinture qui a été décollée et réinstallée en 1981 au musée de Münster, qui l'avait achetée alors que la maison était pratiquement à l'abandon et menacée de destruction, suite à la disparition d'Elisabeth Gerhardt, l'épouse d'August Macke, décédée en 1978. Depuis, c'est une copie remplaçant l'original que l'on peut voir à Bonn en visitant la maison du peintre rénovée.


Paradies (Paradis) - 400 x 200 cm
August Macke et Franz Marc - 1912
LWL-Museum für Kunst und Kultur, Münster (notice)


Dans la peinture occidentale au début du XXe siècle, le thème du Paradis a été traité par de nombreux artistes, tel Matisse pour n'en citer qu'un.


Le bonheur de vivre
Henri Matisse - 1906
The Barnes Foundation,  Philadelphie, USA (notice)



Avec le recul, on a l'impression qu ces images paradisiaques célébraient la joie de vivre, comme pour conjurer l'approche inéluctable de la guerre.

Cette sale guerre qui allait précipiter August Macke dans la mort et, dix-sept mois après lui, son ami Franz Marc (1880-1916).


Franz Marc en 1913
peintre et ami d'August Macke



August Macke était un peintre allemand qui mourut précocement, fauché par une balle française lors d'une escarmouche près de Perthes-lès-Hurlus en Champagne, le 26 Septembre 1914.



August Macke avec son fils Walter et son épouse, en 1911


Il avait 27 ans, quand sa mort a brutalement brisé le couple heureux qu'il formait avec son épouse et qu'elle a privé deux jeunes enfants de leur père, anéantissant leur joie de vivre pour une très longue période.

Sans parler de la perte d'un artiste des plus talentueux, dont nous allons voir les peintures tout en lisant son histoire.





August Macke à 3 ans
(crédit photo)
Après la naissance de ses cinq sœurs aînées, en arrivant au monde le 3 janvier 1887 au sein d'une famille aisée de Westphalie, August Macke fit le bonheur de ses parents. Surtout celui de son père, qui vit bientôt dans ce garçon tant attendu l'héritier de ses talents artistiques étouffés par ses fonctions d'ingénieur des Ponts et Chaussées doublées de celles de directeur d'une entreprise de construction.
Peu de temps après la naissance d'August, la famille Macke quitta Meschede pour aller habiter à Cologne, où elle demeurera jusqu'en 1900.



À partir de 1900, après avoir été élève au Kreuzgymnasium de Cologne, le jeune August, alors dans sa quatorzième année, va poursuivre sa scolarité au Realgymnasium de Bonn, ville dans laquelle ses parents viennent d'emménager.

En dehors de ce changement d'école, 1900 a également été l'année au cours de laquelle August Macke a eu son premier contact direct avec la peinture, notamment celle d'Arnold Böcklin, lors d'un voyage à Bâle dont il a visité le Kunstmuseum.


Ce fut une révélation


Die Lebensinsel (L'île de la Vie)
Arnold Böcklin - 1888
Kunstmuseum, Bâle (notice)


Désormais, August ne va plus cesser de dessiner et son carnet d'esquisses l'accompagnera dans le moindre de ses déplacements. Seul son art compte pour lui et ses résultats scolaires commencent à péricliter.


Fielder (Lilas)
Auguste Macke - 1903
Kunstmuseum, Mülheim an der Ruhr



En 1903, une autre révélation attend August sur le chemin du lycée. Walter Gerhardt, l'un de ses camarades de classe, lui présente sa sœur Elisabeth. Véloce, Cupidon plante ses flèches dans les cœurs des deux jeunes gens (il a seize ans et elle quinze) déclenchant ainsi un double coup de foudre. Cependant August Macke et Elisabeth Gerhardt vont devoir patienter six ans avant de pouvoir convoler.



Elisabeth Gerhardt et August Macke en 1905
respectivement 17 et 18 ans
(photos sans doute prises le même jour)


En 1904, contre l'avis de ses parents mais avec l'approbation de deux professeurs d'art auxquels il a montré ses œuvres, August abandonne sa scolarité pour entrer à l'Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf. Mais très vite Macke se sent limité par les conventions et les méthodes d'enseignement traditionnelles de l'Académie.



Remigiuskirche in Bonn (Église St Remigius à Bonn)
Auguste Macke - novembre 1902
Gouache (46,5 x 27 cm.) Staedtisches Kunstmuseum, Bonn


Nul doute que le jeune Mack a obtenu sans peine son admission à l'Académie des Beaux-Arts de  Düsseldorf, quand on voit avec quel maîtrise il a peint la Remigiuskirche de Bonn, alors qu'il n'avait pas encore seize ans.

En avril 1905, August voyage en Italie avec Walter et Elisabeth Gerhardt. Entre Bolzano et Florence, leur périple passe par Bologne et Vérone. Sans oublier Venise, qui lui inspire une belle promenade nocturne, sans doute en souvenir d'un doux moment auprès d'Elisabeth...


Venedig (Venise)
Auguste Macke - 1905
August Macke House, Bonn



À l'automne 1905, August Macke est de retour à Düsseldorf. Parallèlement à ses études à l'Académie des Beaux-Arts, dont l'esprit conservateur ne lui convient plus guère, Macke s'inscrit aux cours du soir de l'École des Arts Appliqués (Kunstgewerbeschule). Les méthodes d'enseignement de cette école étant très différentes de celles prônées par l'Académie, le jeune artiste apprécie de pouvoir y expérimenter toutes les techniques décoratives.


Rotkäppchen (Le Petit Chaperon Rouge)
Auguste Macke - 1906
Décor de scène pour la pièce d'Emil Alfred Herrmann au Schauspielhaus de Düsseldorf



À l'École des Arts Appliqués, Macke est particulièrement heureux de pouvoir travailler tous les matériaux, y compris la gravure sur bois et la céramique. Ses nouvelles compétences vont l'amener à créer des décors pour le tout récent Schauspielhaus de Düsseldorf, le théâtre qui a ouvert ses portes en octobre 1905 à Düsseldorf et pour lequel Macke a également dessiné des costumes.



 Kostümentwürfe zur "Orestie" (Projet de costumes pour "Orestie")
Auguste Macke - 1906
Aquarelle et crayon sur papier vélin (23.88 X 31.24 cm) collection privée, Rhénanie



En Juillet 1906, Macke voyage le long du Rhin depuis Bonn jusqu'aux Pays-Bas, en compagnie de son ami Claus Cito, du dramaturge Herbert Eulenberg et de l'écrivain Wilhelm SchmidtBonn (dont il a fait la connaissance dans le cadre de sa collaboration au théâtre de Düsseldorf). Un long voyage, suivi d'un court séjour à Londres pour visiter le British Museum.


L'autoportrait d'August Macke, ci-dessous, date de sa période d'études à Düsseldorf. On ignore pourquoi ce portrait n'a pas été achevé. La main qui, logiquement, devrait tenir un pinceau n'a pas été terminée. Ce qui laisse supposer que ce style de peinture, enseigné par l'Académie des Beaux-Arts, ne correspondait déjà plus aux idées du jeune peintre. D'ailleurs, en novembre 1906 Macke quitte définitivement l'Académie des Beaux-Arts de  Düsseldorf.




Selbstbildnis (Autoportrait)
Auguste Macke - 1906
LWL-Museum für Kunst und Kultur, Münster



Après la révélation picturale de 1900, l'année 1907 est un second tournant dans l'orientation artistique d'August Macke.

Au printemps de cette année là, August et son ami Claus Cito séjournent à plusieurs reprises à Kandern, en Forêt Noire, pour décorer le hall de l'auberge tenue pas sa sœur aînée, Ottilie Macke. C'est à l'occasion d'un de ces séjours que Macke retourne au musée de Bâle.



Wäsche im Garten in Kandern (Lessive au jardin à Kandern)
Auguste Macke - 1907
Museums Für Neue Kunst, Fribourg




À la suite de sa visite au Cabinet des Gravures du musée de Bâle, il écrit à Elisabeth qu'il a découvert là des photographies de tableaux impressionnistes français qui l'on si fortement impressionné, qu'il ne ressent plus aucun attrait pour les tableaux d'Arnold Böcklin.




Der alte Geiger (Le vieux violoniste)
Auguste Macke - 1906
LWL-Museum für Kunst und Kultur, Münster



Pour Macke, c'en est bien fini du romantisme symbolique

Dorénavant c'est l'Impressionnisme
qui passionne le jeune peintre



L'étude pour un portrait d'Elisabeth (ci-dessous) semble imprégnée d'un japonisme probablement abordé durant ses cours à l'École d'Arts Appliqués de Düsseldorf, alors dirigée par Peter Behrens.



Porträt studie Elisabeth Gerhardt (Étude pour le portrait d'Elisabeth Gerhardt)
Auguste Macke - 1907
collection privée



Les tableaux d'August Macke peints à partir de  1907 témoignent de son revirement stylistique. Notamment celui qui représente son ami, le sculpteur Claus Cito, debout sur le toit de l'auberge.

Un tableau qui se trouve à présent au musée de Kandern, depuis que Til Macke, petit-fils d'August, en a fait don il y a quatre ans.



Knabe auf dem flachen Dach in Kandern (Garçon sur un toit plat à Kandern)
Auguste Macke - 1907
Heimat- und Keramikmuseum (musée d'Histoire et de la Céramique), Kandern



Après avoir terminé de décorer le hall de l'auberge dirigée par sa sœur Ottilie, August quitte Kandern avec une seule idée en tête, aller à la découverte des Impressionnistes français entrevus à Bâle. Été 1907, grâce au parrainage financier de Bernhard Koehler, l'oncle d'Elisabeth (qui par la suite va jouer pour lui le rôle de mécène) Macke peut séjourner Paris durant près d'un mois.

Nul doute qu'il est allé voir l'exposition Cézanne et Cross à la galerie Bernheim-Jeune. Et probablement aussi celle de Matisse au même endroit. Sans parler des Impressionnistes exposés au musée du Luxembourg et des toiles de Monet à la galerie Durand-Ruel.



Angler am Rhein (Pêcheurs au bord du Rhin)
Auguste Macke - 1907
Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau, Munich



De retour en Allemagne, Macke commence à peindre en plein air, à la manière des impressionnistes.

Entre 1907 et 1910 il est clairement inspiré par l'Impressionisme. En regardant ses peintures on pense à Seurat (ci-dessus) à Van Gogh...



Baum im Kornfeld (Arbre dans un champ de blé)
Auguste Macke - 1907
Museum Am Ostwall Dortmund



... à Pissarro...



Spaziergänger (Promeneurs)
Auguste Macke - 1907
collection privée


... à Monet.



Arbeiter auf dem Feld bei Kandern (Ouvriers sur le terrain à Kandern)
Auguste Macke - 1907
collection privée (notice de Christie's)




Dès son retour de Paris, fin Juin 1907, Macke décide d'approfondir sa connaissance des techniques impressionnistes.


Après le bain
Lovis Corinth - 1906
Hamburger Kunsthalle, Hambourg
Compte tenu qu'il doit trouver quelqu'un pour l'héberger, c'est à Berlin, ville où réside l'oncle d'Elisabeth, que Macke (qui a eu vingt ans au début de l'année) part s'installer pour quelques mois, avant d'effectuer son année de service militaire.

Dans cette ville, le meilleur choix qui s'offre à lui est celui de l'atelier du célèbre peintre, sécessionniste et précurseur de l'Impressionnisme allemand, Lovis Corinth. Macke commence à y travailler au mois d'octobre 1907.



À Berlin, Macke passe l'hiver en partageant son temps entre l'atelier de Lovis Corinth et les collections du Kaiser-Friedrich-Museum.

Portraitstudie Erich Reinau (étude de portrait)
Auguste Macke - 1908
Collection Rut Reinau-Lüdicke, Kronberg

Au début du printemps 1908 (trois ans après son premier voyage) Macke se rend de nouveau en Italie. Comme en 1905, il part avec Elisabeth et Walter Gerhardt, mais cette fois-ci le frère et la sœur sont accompagnés par leur mère, Sophie.

Erich Reinau, un ami de collège d'August, est également du voyage.






Frau Sophie Gerhardt, (Madame Sophie Gerhardt)
Auguste Macke - 1908
Collection privée (notice)




Portrait de Bernhard Koehler
Auguste Macke - 1910
Lenbachhaus Museum, Munich

Après le voyage en Italie du printemps 1908, au mois de juillet suivant August et Elisabeth prennent le train pour Paris avec Bernhard Koehler (l'oncle d'Elisabeth) qui souhaite étoffer sa collection de peintures.

Ensemble, ils vont visiter les galeries d'art (Bernheim-Jeune, Ambroise Vollard et Durand-Ruel).

Félix Fénéon, alors directeur de la galerie Bernheim-Jeune, leur propose des aquarelles pointillistes (de Signac et de Cross).





Sonniger Garten (Jardin ensoleillé)
Auguste Macke - 1908
Fondation Surpierre, Wallraf-Richartz-Museum, Cologne




Début octobre 1908, August Macke est incorporé au régiment d'Infanterie de Bonn. Durant son année de service militaire, en dehors de rares permissions il n'a pas la possibilité de peindre, mais il dessine toujours énormément.



Elisabeth Gerhardt, nähend (Elisabeth Gerhardt cousant)
Auguste Macke - 1909
Galerie Utermann (notice)




Le 24 décembre 1908, August Macke et Elisabeth Gerhardt sont officiellement fiancés.




Geranie mit Gardine (Géranium au rideau)
Auguste Macke - 1909
Collection privée (notice)




August termine son service militaire le 31 septembre, le 5 Octobre 1909, August Macke et Elisabeth Gerhardt s'épousent enfin ! Sitôt après, le jeune couple part en voyage de noces à Paris.





Porträt mit Äpfeln  (Porträt der Frau des Künstlers)
(Portrait aux pommes - Portrait de la femme de l'artiste)
Auguste Macke - 1909
Galerie Utermann



La vie et l’œuvre d'August Macke vont prendre un nouveau tournant...


La suite dans le prochain billet





©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2014

dimanche 19 octobre 2014

Y'a plus de saisons !







Hier je suis retournée aux Quatre Temps pour photographier les nouvelles vitrines du magasin qui, fin juillet, présentait un décor digne de ceux d'Halloween.






Costume et renne...

Qui porte un costume pour aller en forêt ? hum !...







Là, les dames sont mieux équipées pour aller se balader dans les bois.







L'horloge n'indique pas encore minuit... mais je ne peux m'empêcher d'y penser.







Un fauteuil et une horloge... 

Enfin, cette dame est-elle chez elle, ou en forêt ?...







Horloge et canapé... 

De plus en plus étrange, j'ai l'impression qu'il y a là comme un petit décalage de l'espace-temps !






Horloge, costumes, renne... Noël ?






Ours blanc... Hiver ?






L'arrière du magasin donne sur le parvis de La Défense, juste en face du Cnit dont on aperçoit une partie se reflétant dans la vitrine.






Remarquez le bien, tout est vert dans le décor de ces vitrines, y compris le mobilier. On se croirait en été !

Il n'y a pas une seule feuille morte pour évoquer l'automne !

Mais sur le sol moussu de petit cristaux, ou flocons, brillent comme des diamants... Présage des cadeaux de fin d'année ?


C'était mon impression en photographiant ces vitrines qui me semblent délivrer un message subliminal. Associer trois saisons en un seul décor, c'est vraiment très fort ! je tire mon chapeau à la personne qui a conçu ces vitrines.




Voile et aviron sur la Seine
entre le pont de Sèvres et le pont de St Cloud
18 Octobre 2014 - 25° C !



Quand on vous dit qu'il n'y a plus de saisons !





©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2014
texte et photos

mercredi 15 octobre 2014

Encore une devinette !





Prises le même jour dans le courant de cette année 2014, à mon avis ces cinq photos ont un rapport entre elles.






Vous voyez certainement de quoi je veux parler...






Pourtant, si je vous disais la date à laquelle j'ai fait ces cinq photos, vous seriez sans doute très étonné(e)s...






Quand on vous dit qu'il n'y a plus de saisons !...






Alors, à votre avis, elles datent de quand ces photos ?



La rédaction de mon billet en cours s'avérant plus longue que prévu, je continue à meubler le grenier ;-)



EDIT du dimanche 19 octobre 2014

Tout d'abord, je tiens à remercier Miss Yves pour avoir été la première à voir la même chose que moi dans le décor des vitrines ci-dessus. Je veux parler du thème d'Halloween, auquel j'ai associé la minuscule araignée qui avait choisi de faire sa toile entre deux barreaux du garde-corps de mon balcon.

Les balais, les bougies, les arbres dénués de feuilles tout m'a fait penser au 31 Octobre. Même la poubelle renversée m'a semblé évoquer le chaudron des sorcières.. à moins qu'elle ne serve à entasser les feuilles mortes.

Françoise, elle aussi, a vu dans ces photos de vitrines estivales des images automnales.

Vitrines estivales, oui. Mes photos ont été prises le dernier jour des soldes, soit le mardi 29 juillet 2014, bravo Miss Yves ! 


Y'a plus de saisons ma pov' dame !


On va en reparler dans le prochain billet, qui ne saurait tarder et fera suite à celui-ci.

D'ici là, un grand merci à toutes et à tous pour vos échos toujours les bienvenus


©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2014

samedi 4 octobre 2014

Photos de mariage


Là, c'est le bouquet


Pour meubler un peu le grenier en attendant que j'ai le temps de terminer le prochain billet (toujours en cours de rédaction) je vous propose deux photos de couples en train de se faire photographier à l'occasion de l'un des "plus beaux jours de leur vie" (enfin... on l'espère pour eux!).



Quel drôle d'endroit !


Oui, quel drôle d'endroit pour faire une photo de mariage. Qui va deviner devant quel édifice parisien j'ai pris ce cliché à la dérobée ?

Je précise que c'était à l'occasion de la seconde Journée du Patrimoine. J'étais partie de chez moi avec l'intention de visiter l'un des édifices les plus connus de la capitales. Mais devant la file d'attente s'étirant tout le long de la rue, j'ai renoncé et j'ai fait le tour du paté de maison. C'est alors que j'ai découvert sur la façade ouest de cet ensemble de bâtiments, une entrée monumentale réservée à un certain public...

J'étais occupée à faire des photos de cette façade abondamment pourvue de sculptures et de bas-reliefs, quand une Rolls-Royce se garant le long du trottoir attira mon attention. Le couple que vous voyez ci-dessus en descendit, accompagné par leur chauffeur et un photographe.






L'amour en cage


Ici il s'agit d'un tout autre lieu, à mon avis mieux choisi par les nouveaux époux. Cet endroit présente cependant une petite analogie avec le précédent. Mais comme il se trouve à proximité d'un temple au nom tout-à-fait adapté aux circonstances, ceci compense cela.

Là, je ne vous dis pas dans quelle ville, sinon vous devineriez tout de suite où j'ai pris cette photo lors d'une visite en compagnie de mon cher et tendre et de nos deux petits-fils, le 29 août dernier (jour de pré-rentrée pour les enseignants, dont notre fille fait partie). Je peux juste dire que c'est en banlieue parisienne et que les touristes y affluent à longueur d'année !



Pour ménager un peu de suspense à mes devinettes, je vais cacher les commentaires durant quelques jours. Rassurez-vous, je donnerai la solution d'ici huit jours !  Merci pour votre patience et votre fidélité.




EDIT du 8 octobre 2014 à 19 heures

Comme promis voici la solution de mes devinettes.

Tout d'abord j'adresse un grand merci à toutes celles et ceux qui on participé à ce petit jeu.

Et je félicite particulièrement Aloïs qui a trouvé la bonne réponse "rue de Harlay à l'arrière de la Cour de Cassation" à la première question, ainsi que Cergie qui a répondu juste à la seconde en disant " il y a au Hameau de la Reine une jolie vigne sur des arceaux"

Pour la première photo, il s'agit de l'entrée du Palais de Justice de Paris, située rue de Harlay, en face de la place Dauphine. C'est par cette porte que les justiciables et les personnels accèdent au Palais.


cliquer pour agrandir


Celles, ou ceux, qui ont répondu le 36 quai des Orfèvres sont tombé(e)s pile, juste à côté !



Préparation...

Garée le long du trottoir, derrière la Rolls, c'est un fourgon de police.. vide.



Action !

Derrière le couple on devine, au delà de la grille et sous l'escalier, la porte d'accès réservées aux livraisons du self.


 Accès des livraisons


Je ne vois qu'une hypothèse plausible pour expliquer le choix d'un tel décor pour des photos de mariage, sans doute l'un des deux mariés est-il avocat ou, pourquoi pas ? les deux...





Quand au second couple (comme beaucoup d'entre vous l'ont deviné) il avait choisi le Domaine de Marie-Antoinette au Château de Versailles. Plus précisément, la galerie de treillage reliant le Petit Trianon au Théâtre de la Reine.

Comme expliqué dans cette vidéo, ces allées de treillage étaient, à l'origine, constituées d'une simple ossature de charpente, recouverte d'une toile bise dans le but d'éviter les ardeurs du soleil à la reine sur le parcours entre les deux édifices.


Petit Trianon, allée de treillage

Même si les barreaux ont pour effet de projeter des ombres plus ou moins disgracieuses sur les visages des personnes se trouvant dans ces allées, il me semble que c'est un meilleur choix que le Palais de Justice. Mais bon.. chacun ses goûts !



Et vous qu'en pensez-vous ?



J'allais oublier : l'édifice que j'étais venue visiter pour la seconde Journée du Patrimoine, c'était la Conciergerie.


©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2014