jeudi 30 décembre 2010

Chats peints - 02

En cette période hivernale et dans l'ambiance des fêtes de Noël,
chats peints et tableaux divers sont de saison !

Julie Manet ou L'enfant au chat
Musée d'Orsay, Paris

Julie Manet était fille, nièce, et plus tard, épouse de peintre. Elle vécut parmi les impressionnistes et fut maintes fois représentée, notamment par sa mère Berthe Morisot, son oncle Édouard Manet et son mari Ernest Rouart. Rien d'étonnant à ce qu'elle fit, elle aussi, oeuvre de peinture.



Ernest Biéler - 1909
Portrait de l'écrivain Édouard Rod
Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne - notice du musée


Max Liebermann - 1878
Vieille femme avec un chat
 J. Paul Getty Museum, Los Angeles - notice du musée


Sita et Sarita ou Femme au chat
Cecilia Beaux - 1894
Musée d'Orsay, Paris - notice du musée



Nils Blommér - 1852
Freyja recherchant son époux
Nationalmuseum, Stockholm

Question rituelle :
lequel de ces tableaux préférez-vous ?

© VesperTilia, echos-de-mon-grenier 2010

vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noël !

Jour de Noël
Aux environs de Saint-Germain en Laye, la neige tient seulement dans les jardins et sur certains toits. Le soleil a brillé toute la journée, mais le froid est assez vif.
© VesperTilia, echos-de-mon-grenier 2010

lundi 20 décembre 2010

Tournez manèges !

Dans mon dernier billet je parlais des achats de Noël. Aujourd'hui je suis allée à Saint-Germain en Laye pour poster un colis et voir le marché de Noël de cette ville, qui se trouve plus près de chez moi que celui de La Défense.

Le marché de Noël de Saint-Germain est traditionnellement installé sur la petite place qui se trouve derrière l'église. Un endroit de passage pour les piétons qui vont, ou viennent, du RER vers le centre ville.

Mais, oh surprise ! Cette année, point de marché de Noël ! Et à l'endroit habituel, à la place des chalets, une animation pour les enfants... Bonne idée ai-je pensé en la découvrant, pensant dans ma grande naïveté qu'il s'agissait d'un cadeau de la ville envers les enfants les moins fortunés. Que nenni ! voyez plutôt :

Un "Noël féérique" !...
 
8 euros la journée...

 le geste de ce monsieur se passe de commentaire !

Un traineau sur des rails et deux manèges. Comme féérie je pense qu'on peut trouver mieux !


Heureusement, dans le bus qui me ramenait chez moi, il y avait une affiche pour le Musée des Arts Forains


En arrivant chez moi, devinez ce que j'ai fait ?

Je suis allée voir le site du Musée des Arts Forains, pardi !

Présentation du Musée des arts Forains et son histoire.


photo d'écran : © Les Pavillons de Bercy 2006 - 2010

Pour vous allécher davantage, regardez donc les vidéos en lien ci-dessous

Celle de Nicolas me plaît par son atmosphère poétique et sa musique merveilleusement magique.

La vidéo de décembre 2009 est un excellent reportage sur les spectacles que l'on pouvait admirer et les attractions auxquelles on pouvait participer l'an passé.

Pour finir en beauté, une présentation de modèles réduits de manèges, animée par une musique entraînante.
Il s'agit de la collection de Lucien Mouchet. Comme Mr Mouchet l'explique dans la vidéo, ce sont des répliques des attractions foraines des années 1930 à 1970. Il y a plus de 50 modèles, tous repliables dans des remorques de cirque ou des caravanes. C'était une exposition temporaire en 2007-2008. Pas sûr de la revoir un jour... 

En conclusion : rapport qualité-prix, la "féérie" de Saint-Germain en Laye peut aller se rhabiller. Comparée à celle du Musée des Arts Forains "y'a pas photo !".

Si vous êtes à Paris, ne ratez pas l'occasion de visiter cet antre du merveilleux. C'est jusqu'au 2 janvier  2011 seulement.
Passé cette date, vous pourrez toujours vous inscrire par internet pour participer à une visite de groupe, informations ici.

Si vous êtes en province, vous pouvez (à condition d'avoir installé Adobe Flash Player 10 dans votre ordinateur) faire la visite virtuelle du Musée des Arts Forains sur le site des Pavillons de Bercy.

Ce site est une fête pour les yeux, un lieu de rêve pour les enfants, petits et grands.



Alors, bonne visite et
joyeuse fin d'année à tous !


P.S. : Les manèges m'ont toujours fait rêver. Souvenez-vous, j'en parlais dans ce billet.

© VesperTilia, echos-de-mon-grenier 2010

jeudi 16 décembre 2010

La Défense, premier quartier...

La Défense, premier quartier d'affaires européen.

 La Défense, premier quartier... de lune !

Depuis la récente transformation du CNIT, qui a ajouté de nouveaux commerces à ceux déjà bien assis du centre Les Quatre Temps, La Défense est également le premier centre commercial de l'ouest parisien.

Lundi je m'y suis rendue pour faire les achats de cadeaux à l'intention de mes quatre petits-enfants. La liste étant assez conséquente, j'avais mis dans mon sac trois de ces cabas en tissu synthétique qui se replient et se glissent dans un étui, chose bien pratique. Pliés, ils ne prennent guère plus de place qu'un paquet de mouchoirs jetables. Ouverts, on y enfourne allégrement trois boites à chaussures.

Soleil et ciel bleu dégagés m'avaient incitée à ajouter l'APN dans mon sac, au risque de frôler le PTCA, le poids total en charge autorisé par mon dos récalcitrant. Et puis me voilà partie. Trois quarts d'heure de bus et je serai à La Défense. J'aurai le temps de faire des photos du marché de Noël installé sur le parvis, un ou deux clichés de la Grande Arche et autant du centre commercial Les 4 Temps. Mais pas du CNIT. Actuellement il est en période de toilettage extérieur, donc pas vraiment photogénial !

Le bus roulait depuis une bonne demie-heure et j'avais tendance à somnoler. Ce trajet-là,  je le connais par coeur. Quand on a dépassé l'endroit où les maisons remplacent le bord de Seine, il n'y plus guère de surprise à attendre. Sauf que, cette fois j'en ai eu une, de surprise !

Je l'ai aperçue du coin de l'oeil, de l'autre côté de la chaussée, sur le trottoir opposé. Et j'ai tout de suite vu le parti qu'on pouvait en tirer. Seulement il fallait s'arracher à la douce température du bus et quitter une place assise confortable pour se précipiter dans le froid au prochain arrêt. Déjà annoncé, l'arrêt. Ni une, ni deux, pas le temps de réfléchir plus longtemps, je m'éjecte de mon siège.

Depuis que je voyage partout dans le monde grâce à l"internet, j'ai découvert l'existence des voitures XXL. Il y a  pléthore de vidéos sur la toile qui montrent ce genre de bagnoles à rallonge.
Mais je n'en avais jamais vu en vrai !
Celle pour laquelle je viens d'échanger la chaude quiétude du bus, contre la froidure stressante de l'avenue à grande circulation, n'a pas le même look que celle que vous pourrez voir si vous cliquez sur ce lien. Mais elle lui ressemble et elle fait quand même son petit effet.
C'est une Lincoln stretch Limousine, ça j'en suis sûre.
Cependant, je n'ai pas pu déterminer le modèle.
Peut-être une Tiffany.
Si d'aventure un(e) expert(e) peut le préciser....


cliquez sur les photos pour les voir en grrrrrraaaaaaaaaaaaaaannnnnd !


Il a beau ne pas être de première jeunesse, si j'étais vraiment très riche, ce carrosse serait  bien pratique pour aller faire en une seule fois tous mes achats de Noël et les rapporter au château !!!

Je l'ai photographié sous son meilleur profil. Du côté droit, la vitre de la portière avant a été cassée et remplacée par une feuille de plastique translucide maintenue par de la bande adhésive. Cette voiture n'a pas l'air d'être stationnée là depuis peu. J'imagine qu'il s'agit d'un véhicule de location, abandonné ainsi par ses occupant, après une tournée des grands-ducs qui se sera mal terminée...

Une fois mes photos faites, j'ai retraversé l'avenue, pile au moment où le bus suivant arrivait ! J'ai eu juste le temps de monter dedans. Arrivée à La Défense, j'ai ressorti mon appareil pour faire les photos que je vous laisse découvrir ci-dessous, ainsi que celle qui se trouve au début de ce billet.

Le parvis et le marché de Noël

 Perspective vers l'Arc de Triomphe de la place de l'Étoile

La Grande Arche et son "Nuage" conçu par Peter Rice


Lorsque je suis ressortie des Quatre Temps, une fois mes achats effectués, la nuit était tombée...

 le marché de Noël était illuminé

et le premier quartier trônait sur La Défense !

Pour terminer, puisque j'ai parlé de la lune, je vous donne aussi une information sur le soleil, à noter dans votre agenda.


© VesperTilia, echos-de-mon-grenier 2010

dimanche 12 décembre 2010

Crèches, trains, maisons de poupée, vitrines...

En ce temps de l'Avent bien avancé, les crèches descendent des greniers et tous les petits santons quittent leur boîte en carton, y compris Le Ravi qui est toujours ravi.
Le Noël des petits santons est une merveille de poésie simple et belle, simplement belle. Si vous en avez oublié les paroles, vous les trouverez au dessous de la vidéo (en cliquant sur la flèche). Réécouter Tino Rossi me replonge dans la magie des chants de Noël de mon enfance.

De mon dernier séjour en Provence, j'ai rapporté une photo de Reilhanette, un village croisé en chemin.





Vu sous cet angle, Reilhanette a l'allure typique des crèches provençales. C'est ce qui m'a fait descendre de voiture afin de capturer ce village dans ma boîte à images.

Ne trouvez-vous pas qu'il a une certaine ressemblance avec le village de la crèche de l'Hôtel de Ville d'Avignon ci-dessous ?



La crèche dans l'Hôtel de Ville d'Avignon
(photo Santons Carbonel)



Au XIII° siècle, les premières crèches étaient des tableaux vivants animés par des personnages réels. Les crèches avec figurines sont apparues plus tard, en Italie, au cours du XVII°. Quant à la crèche telle que nous la connaissons de nos jours, elle a pris naissance en Provence sous la Révolution, plus précisément dans la région de Marseille. Les marseillais avaient trouvé ce moyen pour contourner l'interdiction d'alors de représenter des scènes religieuses en public. Les petits santons d'aujourd'hui viennent de là. Si vous souhaitez connaître plus en détails l'historique des crèches à travers les siècles, suivez ce lien, ou celui-ci, l'un complétant l'autre.

Techniquement, une crèche est une maquette agrémentée de figurines. Certaines crèches sont animées comme celle du Village Provençal Miniature de Grignan dans la Drôme.


Intérieur provençal
(photo Le Village Provençal Miniature)


Lorsqu'elles sont animées, les crèches s'apparentent alors aux présentations de modèles réduits ferroviaires, comme celle du Rambolitrain, le musée du train miniature à Rambouillet dans les Yvelines (voir la vidéo du Rambolitrain).


Train-jouet
(photo Rambolitrain)



Les crèches sont aussi des miniatures, à ce titre elles s'apparentent alors aux maisons de poupée et aux vitrines miniatures.




Maison Stromer, 1639
Germanisches National Museum



La maison Stromer est une des plus anciennes maisons de poupée intactes. Elle se trouve dans le Germanisches National Museum de Nuremberg en Allemagne. Son nom lui vient du baron von Stromer qui l'a offerte au musée. Son propriétaire d'origine est inconnu, mais la maison est datée de 1639.

Les maisons de poupée méritent un billet qui leur soit entièrement dédié, voire plusieurs tellement le sujet est vaste. On trouvera des merveilles sur ce site russe. Si vous en redemandez, il y a une seconde page !

Quant aux vitrines miniatures, voici trois images tirées du Tel Aviv Museum of Art auquel Helena Rubinstein a légué sa collection. Cette collection est une exclusivité du musée de Tel Aviv, je n'en ai trouvé trace nulle part ailleurs sur la toile. C'est une découverte que j'ai faite très récemment et je trouve que la proximité de Noël est une bonne occasion de vous la faire partager.



Spanish dining room, 18th century


Biedermeier room, Germany, 19th century



Old curiosity shop, England, 19th century



Crèches, trains, maisons de poupée, vitrines...  ma hotte n'est pas trop mal garnie, n'est-ce pas ?


© VesperTilia, echos-de-mon-grenier 2010

jeudi 9 décembre 2010

Quatrième couche...

Ce mercredi 8 décembre, il a neigé toute la journée sur l'Île de France !

Une fête, pour les enfants qui n'étaient pas à l'école aujourd'hui et s'amusaient à boules que veux-tu.

Pas la fête, par contre, pour les automobilistes, obligés de rouler au pas dans le meilleur des cas, ou, comme cela s'est vu, contraints d'abandonner leur véhicule sur le côté et de marcher, leur voiture s'étant mise à glisser en arrière dans une montée !

Pas besoin d'épiloguer plus avant, je vous laisse regarder le tableau :










© VesperTilia, echos-de-mon-grenier 2010

mercredi 8 décembre 2010

Cheval de Troyes



La procession du cheval de Troie - Giovanni Domenico Tiepolo
The National Gallery
(Londres)




Depuis mai 2009 à Pont-Sainte-Marie et depuis juillet de la même année à Saint-André-les-Vergers  - deux communes situées dans la banlieue de Troyes - la collecte des déchets ménagers ne se fait plus au son d'un camion bruyant et polluant, mais au pas tranquille de Romain, un solide cheval de trait Ardennais qui fait bien son boulot. Il n'est d'ailleurs pas le seul à opérer ainsi autour de Troyes, il y a en tout trois chevaux qui se relaient pour effectuer ce travail.



Romain en action à Pont-Sainte-Marie



Pour les Maripontains ou les Dryats, les habitants de ces deux communes voisines de Troyes, pas question de revenir au camion ! Serait-ce le début d'une Aube nouvelle annonçant le renouveau de l'utilisation des chevaux de trait en France ? Romain cheval de Troyes, serait-il un de ces chevaux de Troie employés pour mettre en place une politique de véhicules "propres" dans l'espace urbain ? On se plaît à l'imaginer.


L'estimation, George Morland (1763-1804)



Pour compléter leurs effectifs d’employés territoriaux, de plus en plus de municipalités recrutent… des chevaux !
Cependant, la collecte hippomobile des déchets n’est pas forcément moins coûteuse que la collecte traditionnelle. Les bénéfices sont d'un autre ordre car cette formule est bien plus agréable pour les habitants, et surtout beaucoup plus écologique que les camions bennes ! 

En 2007, soixante-dix communes françaises de toutes tailles font appel au cheval pour des tâches allant de la collecte de déchets à l'arrosage des espaces verts en passant par des travaux de voirie, de sécurité publique ou de transport de personnes. L'utilisation des chevaux territoriaux ne cesse d'augmenter puisqu'en 2001, seule une quinzaine de communes employait cet animal.

Actuellement, plus de 110 communes en France ont des chevaux territoriaux. Un peu partout les expériences pilotes se multiplient. Dans la liste, on trouve Beauvais (vidéo Beauvais-Trouvile), Lyon, Saulieu, Vendargues, Peyrestortes et bien d'autres encore. Le travail de ces chevaux de trait ne se limite pas au seul ramassage des déchets. Navette scolaire, balayage des rues, entretien des jardins publics, sont au programme.

En somme, l'utilisation du cheval de trait pour le ramassage des déchets n'est qu'un retour aux sources, puisque dans le passé les ordures était chargées sur des tombereaux tirés par de solides gaillards, tels le Boulonnais, ou l'Ardennais, ou encore le Trait du Nord. Et il semblerait que leur réutilisation en ville - comme en campagne, pour les labours ou le débardage (article sur le débardage en Limousin) - soit une manière efficace de préserver ces espèces, car actuellement environ 98 % du cheptel de trait est destiné à la boucherie et 88 % de ces chevaux sont envoyés à l’abattoir avant l’âge de 18 mois.



Chevaux à l'écurie, George Morland
Victoria and Albert Museum (Londres)



Avenir du cheval de trait
Les initiatives se multiplient pour redonner au cheval de trait une place importante dans l'économie. L'un des créneaux envisagés est l'agriculture biologique, car si les agriculteurs n'utilisent pas de produits chimiques, ils ont quand même besoin d'effectuer des passages dans leurs champs. Certains écologistes pensent aussi que lorsque les énergies fossiles seront épuisées, le cheval de trait retrouvera une place importante au sein de notre société.

En conclusion, il semblerait que l'avenir de la traction animale en France soit en bonne voie... pour le plus grand plaisir de mes petits-enfants !



© VesperTilia, echos-de-mon-grenier 2010