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vendredi 19 juin 2020

Arc-en-ciel du soir





Jeudi 18 juin 2020, 19h50. Une grosse averse tombe en biais derrière mes fenêtres, alors que le soleil se trouve encore assez haut dans le ciel, face à moi mais en dehors de ma photo.
Est-ce une goutte, tombée sur mon objectif, qui est à l'origine de l'artéfact, semblable à un soleil perché dans l'arbre, en face de ma cuisine ?...

C'est la question que je me suis posée à posteriori, en découvrant ce phénomène sur une de mes photos de l'averse.

Mais sur le moment, après avoir pris quelques clichés de la pluie battante, je suis vite allée voir sur mon balcon, côté Est de mon appartement, certaine d'y découvrir un arc-en ciel.






Joli, mais banal, me direz-vous, au vu des images ci-dessus.

Eh bien non ! ce n'était vraiment pas banal. Et  j'ai été émerveillée par le spectacle d'un presque "cercle-en ciel". Regardez bien la photo ci-dessous :







Ciel ! c'était bien la première fois que je voyais le pied de l’arc-en-ciel ! Et je n'étais pas la seule à l'admirer, j’entendais les jeunes enfants de mes voisin du dessous qui poussaient des cris de joie à la vue de ce spectacle extraordinaire.

Et je me suis demandée si suivant la légende, un quelconque trésor ne se cacherait pas sous la grille du collecteur d'eau de pluie ! Ou, plus prosaïquement, si quelques pièces de monnaie tombées là y demeuraient, quasiment  irrécupérables, vu le poids de la grille en fonte...

Peu importe après tout. Le principal pour moi, c'est le vœu que j'ai fait pour que cet arc-en-ciel hors du commun soit un bon présage.




Arc-en ciel du soir, espoir...



EDIT du Dimanche 21 juin 2020


Ma mémoire n'étant plus ce qu'elle était, c'est seulement maintenant que je viens de me souvenir d'un autre Arc-en-ciel (publié en 2016) dont je voyais le pied depuis mon balcon. Photo :











©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2020

samedi 22 octobre 2016

Au pied de l'arc-en-ciel


Fuite d'automne


Sors de ta chrysalide, ô mon âme, voici
L'Automne. Un long baiser du soleil a roussi
Les étangs ; les lointains sont vermeils de feuillage,
Le flexible arc-en-ciel a retenu l'orage
Sur sa voûte où se fond la clarté d'un vitrail


Cécile Sauvage (1883-1927)
le poème entier est à lire ici.





Averse du vendredi 21 octobre 2016 à 15:56



Le pied de l'arc-en-ciel vu de mon balcon
(cliquez dans la photo pour l'agrandir)






Ça tombe dru !





L'averse, côté soleil





Y aurait-il un trésor à deux pas de chez moi ?..








©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2016

mardi 15 septembre 2015

Jardins après la pluie



Dans les derniers commentaires du précédent billet, j'annonçais la publication de mes nouvelles photos du site de la source de l'Orbiquet, à la Folletière-Abenon. Cependant, la procrastination aidant, j'ai pris du retard. Dernièrement, on m'a soufflé dans l'oreillette que mon blog reste un peu trop longtemps bloqué sur la même page !

Le petit orage d'hier après-midi est tombé à pic pour me fournir l'idée d'un billet chargé de "meubler" le grenier, le temps de mener à bien celui qui est en cours d'élaboration.




Après l'orage































Cet arc-en-ciel, apparu hier alors qu'il pleuvait encore un peu, est une bonne entrée en matière pour vous présenter une demeure d'Orbec, dont j'ai révélé la particularité à Nathanaëlle et à Enitram en répondant à leurs commentaires dans mon avant-dernier billet.





7 Rue Grande à Orbec



Ma photo de l'hôtel de Croisy a été prise en avril 2012, lors de notre première visite à Orbec, cette jolie petite ville du Calvados arrosée par l'Orbiquet.

Avez-vous remarqué la plaque apposée sur la façade de cette demeure classée monument historique ?








Lorsque j'ai fait mes photos, j'ai eu la chance que le portail et sa petite porte soient ouverts. Mais la voiture garée sous le porche et la présence des habitants à proximité ne m'ont pas permis d'avoir une vue plus étendue sur le jardin de cette demeure privée ayant accueilli Debussy en 1894, il y a à peu près 120 ans.

Claude Debussy n'aimait pas les déplacements et le mot "villégiature" sonnait désagréablement à ses oreilles. Aux palaces de la Côte Fleurie, tel le Grand Hôtel d'Houlgate dans lequel il a séjourné à plusieurs reprises quand il composait "La Mer", le compositeur eut  certainement préféré le "Vieux Logis" d'Orbec. 





L'hôtel de Croisy dans les années 1970
(crédit photo)




« Une petite maison dans un grand parc où l’on a peur, voilà ce qu'il me faudrait  » disait-il dans les années 1903 en parlant des conditions idéales pour composer. Sans doute Debussy repensait-il à son bref séjour à l'hôtel de Croisy à la Pentecôte 1894.

Peut-être en chemin vers Lisieux, c'est lors d'une étape à Orbec en compagnie de la danseuse Gabrielle Dupont, sa « Gaby aux yeux verts » qui était originaire de Lisieux, que Debussy a eu l'occasion de se promener dans le parc de l'Hôtel de Croisy un jour de pluie.




Parc de l'Hôtel de Croisy
(crédit photo)



Imaginez les jardins de ce parc sous la pluie, le crépitement des gouttes percutant le feuillage et le sol, les brèves accalmies ensoleillées suivies des reprises de l'averse redoublant de force, les chants d'oiseaux au moindre rayon de soleil...

Ce sont ces images qui ont inspiré à Debussy un thème rapidement noté sur le papier à musique au retour de sa promenade, une fois confortablement installé devant la cheminée dans le grand salon du "Vieux Logis".

Ce n'est que neuf ans plus tard, lors de la composition de ses "Estampes" pour piano, que Debussy reprendra ses notes du thème inspiré par le parc de l'Hôtel de Croisy




Impressionnante interprétation de Jardins sous la pluie par
Sonosuke Takao, un jeune pianiste des plus talentueux



En 1903, lorsque Debussy reprend son idée pour la développer, il retranscrit sur le piano les chants de la pluie et des oiseaux auxquels il mêle des emprunts à deux chansons bien françaises « Nous n'irons plus au bois » et « Dodo, l'enfant do » afin de différencier « Jardins sous la pluie » des deux autres "Estampes", exotiques celles-là, « Pagodes » et « La soirée dans Grenade » .




Hôtel de Croisy, cour intérieure et jardin
(crédit photo)




En fait de "petite maison" favorable à l'inspiration, selon le souhait de Debussy, l'hôtel de Croisy tient davantage du manoir normand que de la maison de campagne.

Ce "Vieux Logis" a été construit entre le XVIe et le XVIIe siècle pour Robert de Croisy, vicomte d’Orbec, écuyer et conseiller du roi Louis XIV.




Jardins après la pluie, vus de ma lucarne



Météo France annonce pour cette nuit et demain matin le retour des averses orageuses sur ma région, un temps de saison alors que l'Automne frappe à la porte.






EDIT du Dimanche 20 septembre 2015

Dans les commentaires, Claude, qui en a assez de la pluie de ces jours derniers, m'a demandé l'air de rien, si par hasard Debussy n'aurait pas composé un morceau ensoleillé !...
Comme je n'en connais pas, j'ai trouvé un substitut parmi les œuvres pour piano de Déodat de Séverac : les Baigneuses au Soleil.

 Le 28 août 1905, dans sa lettre à Louis Laloy, à propos de Déodat de Séverac, Debussy écrivait  "sa musique sent bon : on y respire à plein cœur". 




Baigneuses au Soleil, œuvre de Déodat de Séverac composée en 1908


Cette jeune pianiste possède un joli talent. Seul petit défaut dans la vidéo, le siège grince un peu au rythme des mouvements de la pianiste, mais il suffit d'imaginer que ce sont les chaises longues des baigneuses prenant leur bain de soleil qui font ce bruit !






©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2015