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mardi 12 janvier 2021

Un chant dans la nuit


Near York (détail)
John Atkinson Grimshaw (1836-1893)
collection privée
cliquer ici pour voir le tableau en entier




Vous souvenez vous du début de l'année dernière, vers le 12 janvier ?... Malgré un tout premier décès en Chine début janvier 2020, en Europe on ne parlait pas encore de pandémie, cette calamité qui n'allait cependant pas tarder à se répandre jusque chez nous.

Le 17 janvier de l'année passée, j'ai publié un billet intitulé Printemps précoce ?. Mais en recherchant dans mon agenda, je vois qu'en réalité c'est entre le 12 et le 13 janvier 2020 que j'ai été fort surprise d'entendre, non loin de ma fenêtre de cuisine, un chant d'oiseau en pleine nuit. Sur le coup je n'en croyais pas mes oreilles !



Creación de las aves - La Création des Oiseaux
Remedios Varo Uranga - 1957
Musée d'Art moderne de Mexico




Aujourd'hui c'est vous qui allez peut-être avoir du mal à me croire. Figurez-vous que dernièrement le même scénario s'est reproduit, à un détail près. En janvier 2020 je m’étais levée en pleine nuit pour aller dans la cuisine afin de prendre un remède contre la névralgie sciatique qui m’empêchait de dormir.

Cette année, heureusement le sciatique me laisse tranquille. Mais il m'arrive souvent de veiller très tard, bien après l'heure à laquelle Cendrillon doit rentrer chez elle sous peine d'être obligée de faire le trajet à pied !

Donc, dans la nuit du 2 au 3 janvier de cette année, j'étais dans ma cuisine en train de me préparer une infusion lorsque mon oreille exercée a détecté un chant d'oiseau au dehors. Malgré le froid, j'ai ouvert la fenêtre pour écouter et tenter de découvrir quel oiseau peut bien chanter ainsi à deux heures du matin !.

Après avoir bien écouté ses gazouillis et mémorisé leur rythme, je suis aller faire des recherches sur internet. Et j'ai  enfin trouvé !

Le mystérieux chanteur n'est pas (comme je l'avais supposé l'an passé) un rossignol philomèle qui, notez le bien, ne chante pas la nuit en plein hiver. Pas fou l'artiste ! le rossignol ne se lance pas dans ses récitals nocturnes avant le printemps.

Et ce n'est pas un merle non plus, bien que le merle noir chante parfois la nuit dès le mois de janvier :







Les sérénades que j'entends depuis le début du mois de janvier, à chaque fois que je veille au delà de minuit, sont celles du... Rouge-gorge familier :

"À l'opposé de nombreux autres oiseaux, le rouge-gorge vit en solitaire pendant l'automne et l'hiver, mâle et femelle restant sur leur territoire hivernal respectif avec comme résultat qu'ils continuent à chanter même l'hiver, y compris la nuit."

 

 






Un an après voilà donc l'énigme résolue. Le mystérieux chanteur à plumes est démasqué et j'espère que nous aussi nous pourrons bientôt tomber le masque.












©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2021

vendredi 17 janvier 2020

Printemps précoce ?


Faun und Amsel (Faune et merle)
Arnold Böcklin - 1863
Neue Pinakothek, Munich





L'autre nuit ne dormant pas (tourmentée par le sciatique) je me suis levée pour aller dans la cuisine prendre un calmant. Et voilà que le comprimé m'échappe des mains et roule jusqu'à proximité de la bouche d'aération située sous la fenêtre.

En me baissant pour le ramasser, mon oreille se trouve proche de la petite ouverture grillagée et je prends alors conscience d'une chose absolument surprenante : j'entends un oiseau chanter !

En plein mois de janvier, à 4 heure du matin, alors que le soleil est encore très loin de se lever, un oiseau chante comme au printemps...

Après avoir déposé mon comprimé sur la table de la cuisine, j'ouvre la fenêtre pour bien écouter ce chant extraordinaire




Keats à l'écoute du rossignol à Hampstead Heath (1845)
peint par son ami Joseph Severn (1793-1879)


C'est mélodieux, des sons flûtés entrecoupés de trilles.
Je pense à un rossignol, parce qu'il y a longtemps que les merles on disparu du voisinage.

Trop fatiguée pour faire des recherches, je les remets à plus tard et je vais me recoucher.

Dans la journée, j'écoute quelques enregistrements nocturnes du chant du rossignol et j'essaie de comparer avec ce que je me souviens avoir entendu dans la nuit.

Les chants que j'entends me semblent assez ressemblants.
 

Serait-ce bien un rossignol comme je l'ai pensé d’emblée ?

Je commence à le croire. Et je pars faire quelques recherches dans ce sens.




Le Rossignole & l'Empereur de Chine
conte d'Andersen
illustration d'Edmond Dulac - vers 1911



En trouvant la fiche du rossignol j'apprends que le rossignol commence à chanter en avril. Et par ailleurs je lis qu'il ne chante la nuit qu'à la saison des amours, soit de début mai jusqu'aux environs du 20 juin.

La douceur inhabituelle des nuits actuelles aurait-elle trompé un de ces chanteurs légendaires ?...

J'y crois encore, jusqu'à ce que je trouve la fiche du merle
indiquant qu'il recommence à chanter en janvier en ville à cause des lumières...




Faun, einer Amsel zupfeifend (Faune, un merle sifflant)
Arnold Böcklin - 1864/65
Niedersächsisches Landesmuseum Hannover



Du coup, je doute un peu avoir entendu un rossignol dans la nuit du 12 au 13 janvier.

D'autant plus que le 15 janvier après-midi, depuis mon balcon (côté opposé à celui de ma cuisine) j'ai nettement entendu un merle chanter dans un des jardins des pavillons voisins de ma résidence. Mais je ne l'ai pas vu...



Das Duett (Le duo)
Johannes (Hans) Gabriel Jentzsch - 1923
collection privée



Affaire à suivre !





©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2020

vendredi 20 décembre 2019

En attendant le train


Si belle en ce miroir ! de la gare.








C'est pourquoi ?









Photos ? une seule alors, après je me rendors.







©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2019

samedi 20 octobre 2018

Punaises !








Encore une histoire d'insectes ! Oui, mais ceux-ci sont d'autant plus intéressants que vous risquez de rencontrer chez vous la punaise que j'ai découverte récemment. Je vous rassure tout de suite, c'est une bestiole totalement inoffensive.

Le neuf octobre, j'étais à mon ordinateur lorsque mon mari est venu me voir pour me montrer ce qu'il avait dans la main. "Regarde un peu ce que je viens de trouver, je n'ai encore jamais vu ça" me dit-il...









La bestiole était morte. Sans doute après s'être débattue dans une toile d'araignée, supposition en rapport avec les débris de filaments restant collés à son corps.

En la voyant ainsi, j'ai pensé à une sorte de mouche. Sauf que, si je l'avais regardé plus attentivement et de plus près (avec une loupe, par exemple) je me serais aperçue qu'elle n'a pas une tête de diptère.

Finalement, après moult détours et contours sur la toile mondiale, j'ai réussi à percer son identité : Leptoglossus occidentalis, cliquez sur ce lien pour la rencontrer. C'est une punaise, mais pas l'une de celles qui ont l'habitude de fréquenter les environs de chez moi, telle la jolie punaise verte que j'ai placé en tête de ce billet. Ce que mon mari a découvert dans son bureau, c'est bien la Punaise du Pin, cliquez sur le lien et vous découvrirez entre autres le dimorphisme sexuel de la "Punaise américaine".

Le lendemain de cette découverte , vers trois heures de l'après-midi, j'étais dans la cuisine quand une punaise verte est venue frapper au carreau.








Par chance, mon appareil photo était à portée de main et j’eus tôt fait de mettre la visiteuse inattendue dans ma boîte à images. Heureusement, car l'instant d'après elle avait disparu, remplacée par... une punaise du pin !


Je tenais toujours mon appareil en main et j'ai pu également mettre en boîte cette nouvelle visiteuse, juste avant qu'elle ne disparaisse à son tour, lorsque j'ai ouvert l'autre battant de la fenêtre pour tenter de photographier sa face dorsale.









Ma curiosité était piquée au vif. Cette punaise venait sûrement des environs, sans doute du pin planté au bout de mon immeuble. Sitôt pensé, sitôt fait. Me voilà en bas de chez moi en train d'inspecter le tronc du pin en question.

Rien trouvé sur le tronc ni au sol parmi les aiguilles de pin. J'allais repartir bredouille lorsque, coup de chance ! contre toute attente j’aperçois ce que je cherchais sur le trottoir, là où un insecte risquait fortement de se faire écraser.








Nouveau coup de chance, la bestiole est vivante, entière mais peu vivace. Elle m'a l'air en fin de vie. Ayant avisé une feuille de lierre qui se trouve opportunément à portée de main, je la pousse à l'aide d'une aiguille de pin pour la faire monter sur la feuille sans qu'elle oppose beaucoup de résistance, à peine quelques mouvement de ses antennes.









C'est en pensant à l'un de mes petits-fils intéressé par les insectes que je m’apprête à ramener la bestiole chez moi. Lorsque je croise le gardien de la résidence, auquel j'avais parlé précédemment des Punaise du Pin, je lui montre ma trouvaille, immobile sur la feuille de lierre que je tiens précautionneusement entre mes mains. En la voyant, il me confirme que c'est bien l'une de ses semblable qu'il a, lui aussi, observée en train de rentrer chez lui par une fenêtre entrebâillée.

Deux autres pins se trouvant à proximité de la loge du gardien, il n'y a aucun doute sur la provenance de celles que j'ai photographiées. N'en ayant jamais aperçues les années précédentes, c'est donc seulement depuis cette année que Leptoglossus occidentalis est venu coloniser nos pins.








Sur la photo ci-dessus, j'ai rassemblé les deux Punaise du Pin que j'ai conservées afin de les montrer à mon petit-fils. La première trouvée morte dans l'appartement, ainsi que la seconde, décédée dans la nuit qui a suivi son transfert à l'aide d'une feuille de lierre, bien que je l'aie installée dans une boite aérée contenant une goutte d'eau dans un coin au cas où.








Comme je l'ai mentionné plus haut, celle qui se tient encore sur ses pattes était très certainement en fin de vie, car était déjà immobile sur un trottoir de la résidence quand je l'ai découverte par hasard à proximité d'un pin.









Environ une heure après la découverte de la Punaise du Pin que j'ai rapportée chez moi, j'ai fait la photo de la punaise verte ci-dessus (celle qui figure en gros plan au début de ce billet). Cette toute autre punaise (prenant le soleil sur un des barreaux de la balustrade de mon balcon) est totalement différente de la punaise du pin.

Nezara viridula, (c'est son nom scientifique) se trouve souvent dans les cultures, alors que sa cousine Palomena prasina (ou punaise des bois) s'observe de préférence dans les parcs et jardins ombragés, ou en lisière de forêt. En automne, ces deux punaises vertes (qui normalement deviennent brunes à l'approche de l'hiver) cherchent à pénétrer dans les habitations afin de se mettre à l'abri pour hiberner.

Après cet intermède vert, revenons à la Punaise du Pin, car trois jours après mes premières observations (le 12 octobre) j'ai eu à nouveau la chance de capturer un (ou une) Leptoglossus occidentalis dans ma boîte à image. Tout comme les punaises vertes la Punaise du Pin n'aime pas le froid et s'efforce de rentrer dans les maisons.








Sur la photo ci-dessus on remarque bien, sur ses ailes, la ligne blanche en zig-zag qui la distingue des autres espèces de punaises avec lesquelles on pourrait la confondre, tel le Réduve Masqué.

Pour s'alimenter (en perçant les graines des pommes de pin pour en aspirer le suc) Leptoglossus occidentalis possède un long rostre caché sous son abdomen. Pour voir cette "paille" quelque peu  impressionnante, cliquez sur ce lien.

Baptisée par certains auteurs "Punaise américaine" en raison de son origine, j'ai eu un doute sur l'origine de la Punaise du Pin en découvrant un insecte qui lui ressemble assez sur une planche peinte au XVIIe siècle par un artiste hollandais.








Concernant les insectes, rien n'est jamais certain. Il arrive assez souvent que les entomologistes rectifient leurs classements en fonction de leurs nouvelles observations.




Sept insectes
Pieter Withoos (Amersfoort 1654/55 - 1692 Amsterdam)
Harvard Art Museums




Bonus :






Pardon, aux phobiques des insectes pour la longueur de ce billet. Merci de votre attention, à celles et ceux qui ont été intéressé(e)s et bonne fin de semaine, à tout le monde.





©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2018
Texte et photos

samedi 6 octobre 2018

Limnées, nénuphars et grenouilles






Onze août 2018. Après la première, voici ma deuxième promenade de l'année au Domaine de la Borde.


Maison du Parc  et  bassin







Dans le bassin, la grenouille verte (que vous avez vue au début) m'a fait faux bond. Seuls quelques ronds dans l'eau indiquent que j'ai loupé son saut.









Les nénuphars sont plus faciles que les grenouilles à mettre en boîte !



















Et les reflets ne s'échappent pas brusquement quand on veut les immortaliser...






..même si une petite grenouille semble nager en plein ciel...









...ou se cacher dans les feuillages.









Quant au Sophora pleureur (Styphnolobium japonicum 'Pendula') il reste bien sagement à sa place...








..même si ses rameaux ont tendance à s'agiter au moindre souffle.









Enfin, voici les limnées que j'ai photographiées le 11 août, voguant entre feuillages et nuées du ciel d'été.








Elles se trouvaient regroupées en grand nombre dans une petite portion du bassin. D'après les informations contenues dans cet article, il y a de grandes chances pour que la reproduction ait été le motif de ce grand rassemblement.








Voici un extrait de l'article en question :
Alors que la plupart des gastéropodes pulmonés se reproduisent généralement par deux en étant simultanément mâle et femelle, les lymnées ne le peuvent pas car leurs orifices génitaux mâle et femelle sont assez éloignés l'un de l'autre. De ce fait, il y a en général, trois individus où celui du milieu agit, à la fois, comme mâle et femelle alors que les deux autres fonctionnent uniquement comme mâle ou comme femelle. Très souvent, les lymnées forment de véritables chaînes flottantes où les individus qui ne sont pas aux extrémités, peuvent être à la fois fécondants et fécondés.









Le ménage à trois (à droite de la photo ci-dessus) est sans doute un exemple du fonctionnement spécifique des limnées en matière d'accouplement.

Si j'avais été au courant de cette particularité (que je viens de découvrir en rédigeant mon billet) j'aurais fait davantage de photos !





©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2018

dimanche 16 septembre 2018

Nénuphar-sur-Seine


18 août 2018
17:46


Photos prises lors d'une petite promenade sur l'île de la Loge, en passant par la passerelle de Le Port-Marly inaugurée en 2017.



18 août 2018
17:48


Rencontre insolite avec une chienne Labrador, que son maître vient de libérer de sa laisse pour lui permettre d'aller se baigner.




18 août 2018
17:48


Prudente, car plus toute jeune (dix ans)  elle commence par s'immerger un peu avant de s'élancer dans l'eau.




18 août 2018
17:49


La voilà partie !




18 août 2018
17:49


Comme bien souvent, c'est en revisionnant mes photos lors de leur classement que je découvre un détail qui m'avait totalement échappé en les prenant. Regardez bien, dans l'angle droit de la photo...




Un bouton...



Sur le coup, mon attention étant focalisée sur la chienne, je n'avais pas remarqué les nénuphars !

J'ai été étonnée d'apprendre qu'il en existe une espèce qui pousse spontanément en bordure de rivière, ou comme ici, de fleuve. Il s'agit du Nénuphar jaune (alias Nuphar lutea) appelé aussi « Jaunet d’eau ».



18 août 2018
18:15



Comme la péniche baptisée "Bienveillant" (vue au début de ce billet) celle ci est amarrée en face de l'île de la Loge. Joliment fleurie, elle porte un nom peu courant "Lymnée". Il se pourrait qu'il serve de lien pour un prochain billet...






©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2018

dimanche 17 juin 2018

Promenade au Domaine de la Borde


Connaissez-vous cette fleur ?...


Contrairement à l'impression de déjà vu qu'elle peut produire au premier abord, en dehors des Pyrénées (sa région de prédilection) cette petite fleur toute simple ne se rencontre pas si couramment dans la nature. Nous la retrouverons un peu plus loin pour connaître son nom de famille.







Dans le Parc de la Boucle de Montesson, passé le seuil du jardin du Domaine de la Borde, un panneau d'information et d'orientation renseigne le promeneur un tant soit peu curieux de son environnement.



Cliquer sur l'image pour l'agrandir


Le panneau ci-dessus ne répertorie pas la totalité des arbres du jardin : le tilleul à petites feuilles que j'ai photographié n'y figure pas.  Pas assez singulier, sans doute...



La Maison du Parc, vue depuis le parc


Construite en 1854 sur un terrain du quartier de La Borde, dans la ville de Montesson, la Maison du Parc a une histoire, elle est résumée ici.





Reconnaissez-vous cet arbre ?...


Regardez bien ses feuilles et ses chatons ...






Un Chêne Vert !... Quelle surprise pour moi, native de Provence, de m'apercevoir qu'entre mon enfance et mes trente ans (âge auquel j'ai quitté le Midi de la France) je n'ai jamais remarqué de chatons sur les chênes verts.


Différence de couleur entre anciennes et nouvelles feuilles


Comme son nom l'indique, le chêne vert reste vert toute l'année. À chaque printemps, de nouvelles feuilles apparaissent au bout des rameaux. Elle sont destinées à remplacer les anciennes feuilles qui vont disparaître peu à peu au cours de l'année.





Un autre chêne...




...mais lequel ?..





...un Chêne Chevelu



Savez-vous pourquoi ce chêne est dit "chevelu" ?...

J'ai découvert la raison de cette appellation en rédigeant mon texte. C'est très amusant : cliquez ici.
Le Chêne chevelu a des poils sur le gland. Ses cupules sont poilues... Ahurissant ! je n'en reviens pas.





Insecte sur fleur...


Deux devinettes sur cette photo.
Quelle est cette fleur ?
Ça, je l'ai trouvé.

Quel est l'insecte posé sur l'un de ses pétales ?
Qui le sait ?...
Pas moi !





Cette petite fleur sans prétention est un Erodium. Elle fait partie de la famille des Géraniacées qui comprend, entre autres, les Geranium, les Pelargonium et les Erodium, dont les fruits sont en forme de longs becs d'oiseaux échassiers.

Geranium vient du grec geranos qui signifie grue, car la forme de son fruit évoque le bec des grues.
Même chose pour Pelargonium, en raison de la forme de son fruit son nom vient du grec pelargos : la cigogne.
Idem pour Erodium, son nom vient de erodios : le héron.





L'Erodium manescavi, ou Érodium de Manescaut, ne se rencontre pas partout. Cette fleur est endémique dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées : voir Géraniacées dans cette liste.















L'arbre principal du jardin de mon enfance est un Tilleul argenté, que je considère comme mon arbre tutélaire. C'est pourquoi j'ai choisi Tilia comme pseudonyme.

Le Tilleul à petites feuilles est moins imposant que le Tilleul argenté, mais il est tout aussi beau. Bien qu'il ne figure pas sur le panneau du Domaine de la Borde, je ne pouvais pas l'ignorer.



Arbre à lumière


Sous le Tilleul à petites feuilles pousse un lampadaire !





Le charme d'une époque révolue


Au fond du jardin subsiste un ancien bâtiment agricole. De ses vieux murs abandonnés s'échappe une douce mélancolie. Le charme d'une époque révolue...




Ombre et lumière


Cette allée relie la partie pleinement arborée du jardin à la Maison du Parc.
En quittant les ombrages de la partie arboretum du jardin, un dernier arbre remarquable attire mon attention :















Ce Bouleau de l'Himalaya, transplanté puis réacclimaté, regrette-t-il le pays de ses ancêtres ?..
Il aurait tort. L'exil lui a sans doute évité de finir prématurément sa vie, débité en rondins pour chauffer une habitation himalayenne.









Devant la Maison du Parc, une pièce d'eau en forme d'anneau aplati offre l'occasion de capturer de beaux reflets...




























..ainsi qu'un couple d'amoureux !!








Avec les Nymphaea 'Marliacea Carnea' déjà vus au début de ce mois, la boucle de mon petit tour du jardin du Parc de la Boucle est bouclée.








©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2018