Affichage des articles dont le libellé est Préraphaélites. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Préraphaélites. Afficher tous les articles

lundi 1 mai 2017

Sainfoin de Mai

Sainfoin



Dans le calendrier républicain, le 1er Mai correspond au douzième jour du mois de Floréal, jour du Sainfoin.

Le sainfoin est une plante fourragère à fleurs roses, marquées de nervures pourpres, formant des grappes allongées.




Queen Guinevere's Maying
John Collier - 1900
Cartwright Hall Art Gallery, Bradford, West Yorkshire, England




Portée par un bel élan printanier enjambant les siècles, voici que j'imagine le cortège accompagnant la reine Guenièvre au premier jour de Mai en train de chanter le madrigal de Thomas Morley intitulé "Now is the month of maying" :

Now is the month of maying,
When merry lads are playing,
Fa la la la la la la la la,
Fa la la la la la la lah.
Each with his bonny lass
Upon the greeny grass.
Fa la la la la la la la la,
Fa la la la la la la lah.

The Spring, clad all in gladness,
Doth laugh at Winter's sadness,
Fa la la la la la la la la,
Fa la la la la la la lah.
And to the bagpipe's sound
The nymphs tread out their ground.
Fa la la la la la la la la,
Fa la la la la la la lah.

Fie then! why sit we musing,
Youth's sweet delight refusing?
Fa la la la la la la la la,
Fa la la la la la la lah.
Say, dainty nymphs, and speak,
Shall we play at barley break?
Fa la la la la la la la la,
Fa la la la la la la lah.



Sur la toile, les vidéos de ce madrigal sont nombreuses et j'ai eu beaucoup de mal à choisir. Néanmoins, voici mon tiercé gagnant :


















Afin d'harmoniser ce billet qui peut sembler un peu disparate, j'ajouterai que (comme expliqué ici) la fin de la dernière phrase du madrigal "play at barley break" fait référence à l'expression française "se rouler dans le foin"... et pourquoi pas.. se rouler dans le Sainfoin !


♫ ♪ ♫ ♪ ♫ ♪♪


Comme en 2015
ce 1er Mai va être pluvieux
un peu partout en France.

Quoi qu'il en soit
je vous le souhaite heureux






©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2017

mardi 2 février 2016

Jour de l'Avelinier


Les Noisettes (détail)




Cette année
pas de crêpes au menu pour la Chandeleur 
mais des noisettes...




Les Noisettes
William Bouguereau - 1882
Detroit Institute of Arts (notice)




Pour la Chandeleur 2014, je vous avez proposé le Jour de la Marmotte. Cette année nous allons voir à quelle fête du calendrier républicain correspondait le 2 Février à l'époque de la Révolution française, soit entre le 6 Octobre 1793 et le 31 décembre 1805, période durant laquelle le calendrier bucolique de Fabre d'Églantine fut en vigueur.





Still life with peaches, grapes, raspberries, hazelnuts and plums with a wine glass
Edward Ladell (1821-1886)
Collection privée (notice de Sotheby's)




Dans le calendrier républicain, les mois de notre calendrier géorgien sont répartis à cheval sur ceux du calendrier républicain, grosso modo moitié dans l'un, moitié dans le mois suivant. Le mois de Février commence le 13 Pluviose et se termine le 10 Ventôse.

Ainsi, le 2 Février correspond au 14e jour du mois de Pluviôse. Les noms de saints et les fêtes chrétiennes étant remplacés par des noms évoquant l'agriculture, c'est le jour de l'Avelinier (autre nom du Noisetier) qui se substitue à la fête de la Chandeleur.





Noisettes avec branches et feuilles
Egon von Vietinghoff - 1980
Fondation Egon von Vietinghoff, Zurich (notice)




Noisetier figurant un peu plus loin dans le calendrier républicain, au 27 Pluviôse, il semblerait qu'à l'époque de la Révolution Noisetier et Avelinier étaient considérés comme deux arbres différents...









Vu mes piètres connaissances en botanique, il y a parmi les habitué(e)s du grenier des personnes bien plus qualifiées que moi pour faire la distinction entre le Noisetier et son alter ego le Coudrier. Néanmoins, il me semble qu'il y a une différence entre ces deux appellations.

Grâce aux articles de Wikipédia, j'ai cru comprendre d'une part que le Noisetier commun, aussi appelé Avelinier, est l'arbrisseau répondant à l’appellation latine Corylus avellana.





Noisetier franc à gros fruits - Corylus maxima




Tandis que le Coudrier (qui selon certaines sources ne serait qu'un autre nom du Noisetier) correspondrait au genre Corylus regroupant une douzaine d'espèces ou variétés, dont le Noisetier sauvage.






Still Life of grapes, plums, hazelnuts, a peach, and a wine glass on a ledge
Edward Ladell (1821-1886)
Collection privée (notice)




Auréolé de mystère par les propriétés magiques qui lui ont toujours été attribuées, le Coudrier excite davantage l'imagination que le Noisetier. À l'époque celtique, son bois était utilisé pour confectionner les baguettes divinatoires que les druides utilisaient selon un calendrier luni-solaire.

Les hommes préhistoriques mangeaient les fruits du Coudrier, ou Noisetier sauvage. Des traces de Noisettes fossilisées ayant été trouvées dans des sépultures néolithiques, on peut supposer qu'elles ont été disposées là en tant que symbole d'immortalité.





Récolte des Noisettes
William Bouguereau




Le bois de Coudrier a longtemps été utilisé pour fabriquer les fameuses baguettes fourchues des sourciers.  Dans les siècles précédents, les radiesthésistes, chercheurs d'eau ou de métaux précieux, ont souvent été accusés de sorcellerie. La forme caractéristique, en V ou en Y, de leur baguette était associée à la fourche des diables.

En outre, parait-il que le bois de coudrier était utilisé par les sorcières pour fabriquer le manche de leurs balais.





La page extraite du tome cinq d'un ouvrage botanique intitulé
Flora Parisiensis, ou Descriptions et figures des plantes
qui croissent aux environs de Paris

écrit par Pierre Bulliard entre 1776 et 1780.




La page ci-dessus donne quelques informations succinctes concernant les amandes de l'Avelinier, autrement dit les Noisettes.

Pour des informations complètes sur les Noisettes, description botanique, symbolisme, croyances, utilisation, etc. cliquez ici.





Cobnut cake
crédit photo




La principale utilisation des noisettes est alimentaire, en préparations salées ou sucrées. Très employée en pâtisserie, la Noisette entre dans la composition de nombreux desserts, notamment des gâteaux.

Les "Cobnuts" présentes sur l'assiette du gâteau photographié ci-dessus viennent d'une variété cultivée du noisetiers. Pour la recette de ce délicieux gâteau anglais cliquez là.





Still Life of Peaches, Plums and Cobnuts
William Smith - 1762
Pallant House Gallery - Chichester, Angleterre (notice)




Les Cobnuts du tableau de William Smith (ci-dessus) sont les fruits du Corylus maxima, également dénommé Grand Coudrier. En anglais, la Noisette commune se dit Hazelnut.

Si la recette anglaise indiquée plus haut vous pose quelques problèmes de traduction, reportez-vous sur la recette du cake moelleux à la Noisette et au Gingembre confit. Rien qu'en la lisant, j'ai déjà les papilles en émoi !





Nutting
Frederick Morgan - 1889
Collection privée (lire la notice de Christie's)




Laissons un instant les Noisettes pour revenir aux Avelines, fruits de l'Avelinier. Il se pourrait que La Fée Aveline évoque dans la mémoire de certain(e)s d'entre vous le titre d'une BD de la fin des années soixante.

Créée par Goscinny et dessinée par Coq, cette bande dessinée n'a cependant rien à voir avec le personnage d'un conte de fées écrit trois siècles auparavant...







Une précédente Fée Aveline tient un rôle important dans La Princesse Minon-Minette et le Prince Souci, un conte faisant partie des "Œuvres badines" issues de la plume du comte de Caylus.

Ce conte est inscrit dans Le Cabinet des Fées ou Collection choisie des contes de fées et autres contes merveilleux, un vaste recueil de 41 volumes rassemblant des contes d'une quarantaine d'auteurs des XVIIe et XVIIIe siècles.





Illustration pour "La Princesse Minon-Minette et le Prince Souci"
conte intégré aux Œuvres badines du  Comte de Caylus1787
Cliquer ici pour lire ce conte




Dans "La Princesse Minon-Minette et le Prince Souci", il est question d'un jeune roi baptisé Souci, un nom carrément à l'opposé du caractère insouciant qui le caractérise. Son insouciance est le résultat du manque d'enseignement et d'éducation conformes à sa fonction. La Fée Aveline souhaite néanmoins le voir épouser sa protégée, la Princesse Minon-Minette.

Dans ce but, Aveline, travestie en vieille paysanne pour l'occasion, se place sur le chemin du Prince Souci, courbée en deux par la charge du fagot qu'elle porte sur son dos. À partir de là, elle va faire en sorte de diriger le jeune roi vers des aventures qui seront pour lui autant d'étapes initiatiques.





illustration du char de la Reine Mab
crédit image




Autre fée en relation avec les Noisettes, celle qui est évoquée dans la tirade de Mercutio, acte I scène IV de Roméo et Juliette.

Dans cette tirade, Mercutio décrit minutieusement, de manière à la fois poétique et moqueuse, les éléments qui composent le char de la Reine Mab, une fée d'origine celtique qui s'introduit dans l'esprit des hommes pour les manœuvrer à son gré.

Her chariot is an empty hazel-nut
Made by the joiner squirrel or old grub,
Time out o' mind the fairies' coachmakers.

Son chariot est une noisette, vide,
Taillée par le menuisier écureuil, ou par le vieux ciron*
Carrossier immémorial des fées.
(traduction de François-Victor Hugo)
Pour lire la description complète de la reine Mab et de son char, cliquer ici


* La larve du ciron attaque le bois.




Stillleben mit Haselnüssen
Charles Menge - 1976
Collection privée (notice)




Du fait de sa configuration totalement différente (la Noisette est une nucule, alors que la noix est une drupela Noisette est bien plus difficile à ouvrir que la Noix.





Deux Écureuils
AlbrechtDürer - 1492
Palais Albertina, Vienne, Autriche (notice)




À moins d'être un écureuil (ou d'avoir une mâchoire d'acier !) qui dit Noisettes, dit Casse-noisette.





Casse-noisette en bois sculpté au couteau
Artisanat du Queyras - années 1960
crédit photo




S'il est assez facile d'ouvrir une noix en enfonçant la pointe d'un couteau à l'arrière de sa coque, impossible de faire la même chose avec une Noisette, il faut obligatoirement utiliser le casse-noisette.




Lorenzo and Isabella (détail)



Le casse-noix ci-dessus (casse-amande en l’occurrence) est un détail d'un superbe tableau de John Everett Millais, intitulé Lorenzo and Isabella.

Admirez-en tous les détails, telle la finesse de la toile et des dessins de la nappe, en cliquant ici.





Lorenzo and Isabella (détail)
John Everett Millais - 1849
Walker Art Gallery, Liverpool, UK (lire la notice du musée)



Un autre détail (scabreux, celui-là) a retenu l'attention de Carol Jacobi, la conservatrice de la Tate Britain. Dans un passionnant article, que les lecteurs anglophones ne manqueront pas d'apprécier, elle explique la présence de cette ombre au tableau de Millais

Pour ceux, ou celles, qui n'auraient pas trouvé de quelle ombre il s'agit, cet article éclairera leur lanterne.





Oncle Drosselmeyer et le Casse-Noisette
crédit photo



En totale opposition avec la perversité du tableau de Millais, voici un extrait du ballet Casse-Noisette, cette féerie dansée, basée sur l'adaptation d'Alexandre Dumas d'un conte d'Hoffmann, intitulé "Nußknacker und Mäusekönig" Casse-Noisette et le Roi des souris, et mise en musique par Tchaïkovski.





Casse-Noisette - Sabina Schaffer dans le rôle de Clara - San Diego Ballet 2011



Ravie de la surprise que vient de lui faire l'oncle Drosselmeyer en lui offrant un Casse-Noisette pour cadeau de Noël, la jeune Clara exprime sa joie en montrant son jouet original à tous les invités. Mais ce Casse-Noisette ayant la forme d'un petit soldat, le frère de Clara ainsi que les autres garçons estiment que c'est à eux qu'il aurait dû être offert et tour à tour ils tentent de le lui enlever...


C'est avec ce petit extrait de magie enfantine que se termine mon billet de la Chandeleur 2016.

Que les lectrices qui s'attendaient à découvrir ici la légende de Snegourotchka (Снегурочка) me pardonnent d'avoir fait passer en priorité l'actualité du jour, en l'occurrence la Chandeleur. D'ailleurs, en raison des nombreuses ramifications du sujet, mon futur billet sur Snegourotchka (personnage des contes russes) n'est toujours pas terminé, mais il sera publié ultérieurement, c'est promis.


Oh ! j'allais oublier de vous indiquer Le Prince Casse-Noisette, un petit film d'animation de Paul Schilbi, sorti en 1990 au Canada. Basée sur le conte d'Hoffmann "Casse-Noisette et le Roi des Souris", l'histoire  diffère un peu de celle du ballet dans la version d'Alexandre Dumas, mais elle est tout aussi charmante. Nul doute que les enfants, petits ou grands, seront heureux de le regarder.








©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2016

dimanche 15 juin 2014

Pastichats


1
solution




Des chats en costume, voilà ce que j'ai trouvé pour répondre à Josette, qui me disais en commentaire dans le billet précédent « je suis certaine que tu vas nous trouvez des chats...animaux plus malins que les chiens pour un prochain épisode ».



Ces peintures sont toutes des pastiches de tableaux plus ou moins célèbres. Vous en reconnaitrez sans doute plusieurs assez facilement. Si cela vous amuse, vous pouvez indiquer en écho, au bas de ce billet, celles dont vous aurez identifié le nom du tableau d'origine et/ou celui de son peintre. Pour faciliter les choses, j'ai simplement inscrit un numéro dans les légendes des images.


En cliquant sur la première
vous ferez
défiler toutes les images en grand format



2
solution
3
solution





















4
solution

5
solution




















6
solution

7
solution





















8
solution

9
solution






















10
solution

11
solution






















12
solution

13
solution

























14
solution

15
solution






















16
solution

17
solution





















18
solution

19
solution






















20
solution

21
solution





















22
solution

23
solution





















24
solution

25
solution




































































































































Maintenant, c'est à vous de jouer

Pour cette fois, vu qu'il n'est pas évident d'identifier l'origine de certains de ces pastiches,  les commentaires restent visibles. Les bonnes réponses seront publiées dans le prochain billet, avec les reproductions des tableaux d'origine.

Bonne chance et amusez-vous bien !




EDIT DU JEUDI 19 JUIN :

Tout compte fait, je ne vais pas faire un autre billet pour donner la solution des devinettes de ce pastichats. 

Il y a beaucoup plus simple : ajouter dans la légende de chaque pastiche un lien "solution" qui envoie vers la page du musée, ou l'article de présentation et analyse correspondant, en cliquant dessus.
Hop ! sitôt dit, sitôt fait !




©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2014

samedi 29 mars 2014

Chloris, Flore et Zéphyr


Flore couronnée par Zéphir (détail)
Boullogne le Jeune - 1701
Château de Fontainebleau (notice)



Dans les Fastes (5, 195) Ovide raconte l'histoire de Chloris qui, poursuivie par Zéphyr, se métamorphose en Flore messagère du Printemps, et libère par son souffle une pluie de fleurs qui se répandent sur toute la campagne. Ce mythe est décrit par Botticelli dans sa Primavera et repris dans  La naissance de Vénus.




Primavera (détail) Zéphyr et Flore
Sandro Botticelli - 1478-82
Galerie des Offices, Florence



D'après Ovide, Chloris la verdoyante, une nymphe parmi celles de l'éternel printemps de l'Âge d'Or, fut enlevée par Zéphyr, le vent d'Ouest, qui l'épousa. En guise de cadeau de noces, il lui offrit le pouvoir de faire éclore les fleurs du Printemps.



La naissance de Vénus (détail)
Sandro Botticelli - 1483-85
Galerie des Offices, Florence


Si vous avez un petit quart d'heure de libre, cliquez ici, vous pourrez ainsi visionner une analyse de La naissance de Vénus qui ne manquera pas de vous intéresser, j'en suis certaine.




Flore
Francesco Melzi - 1520
Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg (lire la notice)


Les anémones dans les plis du vêtement de Flore (ci-dessus) sont une allusion à Zéphyr, son époux, Anemos étant le mot grec pour "vent".




Flore
Jan Matsys - 1559
Hamburger Kunsthalle, Hambourg



Flore et Zéphyr
Jan Brueghel l'Ancien et Peter Paul Rubens - 1617
Jardins Dessau-Wörlitz, Allemagne



Zéphyr couronnant Flore
 Boullogne le Jeune - 1702
collection privée (notice de Christie's)



Zéphyr et Flore
attribué à Boullogne Ainé - peint vers 1704
Musée des Beaux-Arts de Rouen (notice)



Flore et Zéphyr
Jacopo Amigoni - 1730
Metropolitan Museum of Art, New-York (notice du musée)



Le triomphe de Zéphyr et Flore
Giambattista Tiepolo - 1734-35
Ca' Rezzonico, Venise (notice n°17)



L'empire de  Flore
Giambattista Tiepolo - 1743
De Young Museum, San Francisco (notice)



Zéphyr et Flore
Jan Bogumił Plersch - 1778
Palais Myślewicki, Varsovie



Le Triomphe de Zéphyr et de Flore
Jean-Frédéric Schall  - vers 1790
collection privée (notice de Robert Simon Fine Art)



Flore caressée par Zéphyr
Baron Gérard - 1802
Musée de Grenoble (lire la notice du musée)



Flore dévoilée par les zéphyrs
Richard Westall - 1807
collection privée (notice de Christie's)



Flora, Blumen streuend (Flore semant des fleurs)
Arnold Böcklin - 1875
Musée Folkwang, Essen, Allemagne (notice)



Flora, die Blumen weckend (Flore, le réveil des fleurs)
Arnold Böcklin - 1876
Von der Heydt-Museum, Wuppertal, Allemagne





Flore et Zéphyr
William Bouguereau - 1875
Musée des Beaux-Arts de Mulhouse



Flore
Ferdinand Keller - 1883
collection privée



Flora
Friedrich August von Kaulbach - 1885
collection privée



Zephyrus wooing Flora (Zéphyr courtisant Flore)
Henrietta Rae - vers 1888
collection privée



Flore (et les zéphyrs)
John Roddam Spencer Stanhope - 1889
collection privée



Flora
Evelyn de Morgan - 1894
The De Morgan Foundation (lire la notice)



Flora and the Zephyrs
John William Waterhouse - 1897
collection privée (article sur ce tableau)



Flore
Théo Van Rysselberghe - vers 1900
Musée Jean-Paul II, Collection Porczyński, Varsovie



The Progress of Spring (La progression du Printemps)
Charles Daniel Ward - 1905
Dahesh Museum of Art, New York (lire la notice du musée)


La notice du Dahesh Museum ne mentionne pas Flore, ni Zéphyr et encore moins Chloris. Elle décrit simplement le cortège des jeunes femmes accompagnant dans sa marche celle qui personnifie le Printemps.

Or, pour moi cette jeune femme courtisée par une jeune homme, dont le vêtement flotte derrière lui à la manière de celui de Zéphyr, cette jeune femme ne peut être que Chloris.



*******


Pour terminer, je vous propose deux extraits du ballet "Le réveil de Flore" par le corps de ballet du théâtre Mariinsky (chorégraphie d'origine de Marius Petipa, sur une musique de Riccardo Drigo).










Le "passage au noir" vers la fin de la vidéo ci-dessus correspond au tomber de rideau, pendant lequel toute la troupe se rassemble pour le final. Il suffit d'attendre quelques secondes pour voir le rideau se relever et tous les danseurs présents sur scène formant le tableau final.




Bonus, pour celles qui sont fan de Philippe Jaroussky (j'en connais !), la première stance de "À Chloris",  un poème de Théophile de Viau écrit vers 1620, mise en musique par Reynaldo Hahn en 1916.

 




pour lire le texte qui accompagne la vidéo, cliquez ici


S'il est vrai, Chloris, que tu m'aimes,
Mais j'entends, que tu m'aimes bien,
Je ne crois pas que les rois mêmes
Aient un bonheur pareil au mien.

Que la mort serait importune
À venir changer ma fortune
Pour la félicité des cieux !

Tout ce qu'on dit de l'ambroisie
Ne touche point ma fantaisie
Au prix des grâces de tes yeux.

Tout ce qu'on dit de l'ambroisie
Ne touche point ma fantaisie
Au prix des grâces de tes yeux.



©VesperTilia, échos-de-mon-grenier 2014